Par Rédaction | Sport
La défaite face à Minnesota a laissé un goût amer à San Antonio. Malgré un scénario longtemps favorable et une avance conséquente, la franchise texane a vu le match lui échapper dans le dernier quart-temps. Une rencontre qui relance les questions sur la capacité des Spurs à gérer les fins de match serrées.
Pendant une grande partie de la soirée, San Antonio a pourtant imposé son rythme. L’intensité défensive, la domination intérieure et la discipline collective ont permis de contenir les Timberwolves, même dans une salle rapidement sous tension. Mais à mesure que les minutes ont défilé, l’avantage s’est érodé, laissant place à un money time mal négocié.
Victor Wembanyama a, lui, répondu présent sur le plan individuel. Très sollicité, souvent ciblé par une défense physique, le Français a continué à produire avec efficacité, trouvant des points près du cercle et provoquant des fautes importantes. Son impact n’a toutefois pas suffi à empêcher le retour de Minnesota, plus incisif dans les dernières possessions.
Un constat lucide dans le vestiaire des Spurs
Après la rencontre, le discours dans le vestiaire était clair et sans détour. De’Aaron Fox n’a pas cherché d’excuses et a pointé un problème collectif récurrent. « On doit être capables de finir les matchs. On doit savoir tuer une rencontre quand on en a l’occasion. Je pense que Wembanyama a été excellent pour nous, en allant sur la ligne des lancers francs et en trouvant des moyens d’être efficace. Les équipes essayent d’être très physiques avec lui et malgré ça, il reste extrêmement performant », a expliqué le meneur des Spurs.
Fox a également souligné un aspect plus subtil du traitement réservé à son coéquipier. « J’ai aussi l’impression qu’il est arbitré un peu différemment. On laisse les adversaires jouer avec davantage de contact face à lui. C’est à lui de s’adapter, de comprendre comment attaquer malgré ça », a-t-il ajouté, mettant en lumière une réalité que Wembanyama découvre progressivement.
Ce discours traduit à la fois la frustration et la maturité du groupe. San Antonio sait que le niveau affiché pendant trois quart-temps ne suffit pas en NBA, surtout face à des franchises capables d’accélérer brutalement en fin de match. La marge d’erreur est minime, et chaque possession compte.
Pour les Spurs, cette défaite contre Minnesota s’inscrit comme une leçon supplémentaire dans un processus de construction encore en cours. Le talent est là, les fondations aussi, mais la capacité à verrouiller une rencontre reste un cap à franchir. À mesure que Wembanyama continue d’apprendre à gérer l’impact physique et que ses coéquipiers gagnent en constance, ces scénarios pourraient progressivement basculer de l’autre côté.
