Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Toujours très présent sur scène et dans le cœur du public, Christophe Willem ne ralentit pas la cadence. Entre concerts, interviews et confidences assumées, l’artiste se montre plus libre que jamais dans sa parole. À 44 ans, celui qui s’est imposé durablement dans le paysage musical français assume ses choix et ses failles. Quitte à surprendre.
Révélé au grand public en 2006, Christophe Willem a su transformer l’essai dans un univers où la célébrité peut être aussi fugace qu’implacable. Presque vingt ans après ses débuts, l’interprète de « Double je » affiche une longévité rare et une relation apaisée avec son image. Plus mature, plus serein, le chanteur n’hésite désormais plus à évoquer des sujets longtemps restés tabous dans le show-business.
Figure très suivie de la scène pop française, Christophe Willem a accordé il y a quelques temps un entretien sans filtre à Closer. Il y est notamment revenu sur son rapport à l’apparence et à la chirurgie esthétique, un sujet qu’il aborde frontalement, sans détour ni faux-semblants :
« Je n’ai aucun tabou avec la chirurgie esthétique. J’ai fait des implants capillaires et j’ai corrigé mon nez pour me plaire, à moi. Je ne suis pas dans une logique de perfection, j’en suis beaucoup trop loin ! Si mon visage se dégrade trop vite, je ferai une injection de Botox ou un lifting. Pourquoi le cacher ?«
Une franchise qui tranche avec la discrétion habituelle de nombreux artistes sur ces questions. Mais pour Christophe Willem, la priorité reste ailleurs : tenir la distance physiquement, notamment lors de longues tournées. Pour cela, le chanteur mise sur une discipline rigoureuse et une hygiène de vie cadrée, comme il l’a expliqué dans le même entretien :
« C’est important d’avoir l’énergie de délivrer le meilleur sur scène. Je m’entraîne avec un coach, je fais du cardio, de la musculation… sans espérer un corps bodybuildé ! »
Pour autant, l’artiste ne prétend pas être irréprochable. Lucide sur ses habitudes, il reconnaît volontiers ce qu’il considère comme son unique faiblesse, un vice qu’il surveille de près :
« Le tabac est mon seul vice. J’arrête complètement de fumer pour assurer le show. J’ai une rigueur de sommeil. Je ne suis ni dans l’excès, ni dans l’autodestruction. »
Une manière de vivre son métier avec exigence mais sans excès, fidèle à une philosophie qu’il résume lui-même en une phrase simple : « Vieillir, ce n’est pas subir ». En choisissant la transparence plutôt que le silence, Christophe Willem s’inscrit à contre-courant de certaines habitudes du milieu. Une sincérité qui renforce son lien avec le public et confirme qu’à 44 ans, le chanteur est sans doute plus aligné que jamais avec lui-même.
