Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Cooper Flagg n’a mis que quelques mois à faire basculer les certitudes qui l’entouraient. Annoncé comme un prospect majeur mais pas forcément comme un futur visage de la ligue, l’ailier a rapidement changé de statut dès ses premières semaines en NBA, au point de forcer certains de ses détracteurs à revoir publiquement leur jugement.
Parmi eux, Tony Allen. L’ancienne référence défensive de Memphis n’avait jamais caché ses doutes sur le potentiel réel de Flagg avant la draft 2025. Convaincu qu’il serait choisi en première position, Allen estimait toutefois que son impact resterait limité, loin de celui d’un véritable franchise player capable de transformer une organisation.
Les premiers pas de Flagg n’ont d’ailleurs pas immédiatement fait taire les sceptiques. Ses débuts ont été marqués par une certaine irrégularité, laissant penser que l’adaptation au rythme et à l’exigence de la NBA prendrait du temps. Mais très vite, le rookie a commencé à empiler les prestations solides, révélant une palette bien plus large que prévue.
Un plafond bien plus élevé que prévu
À mesure que la saison avançait, la montée en puissance est devenue impossible à ignorer. Son agressivité offensive, sa capacité à créer pour les autres et son engagement défensif ont progressivement modifié la perception autour de lui, y compris chez Tony Allen, qui a fini par reconnaître son erreur. « Je pensais qu’il serait plutôt un joueur à la Andrei Kirilenko ou Brent Barry. J’avais complètement tort », a-t-il admis, lucide, sur un podcast récent.
Avant même son arrivée en NBA, Cooper Flagg sortait pourtant d’une saison universitaire impressionnante à Duke. Leader offensif, moteur collectif et joueur complet, il avait guidé les Blue Devils vers le Final Four tout en raflant plusieurs distinctions individuelles. Malgré cela, Allen restait persuadé que son impact serait limité au plus haut niveau. « Je ne voyais pas un joueur capable de transformer une franchise. Pour moi, il serait un All-Star une seule fois, pas plus », avait-il affirmé à l’époque.
Cette progression constante a forcé Allen à revoir son discours. « Il montre énormément de signes d’un futur superstar. Il joue des deux côtés du terrain, il a des actions spectaculaires, son plafond est bien plus haut que je ne le pensais », a-t-il reconnu sans détour.
Malgré un contexte collectif compliqué à Dallas, marqué par les absences de Kyrie Irving et les pépins physiques d’Anthony Davis, Flagg a continué d’afficher une maturité rare pour son âge. La franchise texane reste en embuscade dans la course au play-in, et le retour de ses cadres pourrait changer la dynamique après la pause du All-Star Game.
