Cash sur sa vie privée, Valérie Lemercier honnête sur son addiction : « 6 ans que je…

Valérie Lemercier
Canal+ (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Rare dans les médias ces dernières années, Valérie Lemercier est revenue sur le devant de la scène avec une parole libérée. À l’aube de 2026, l’actrice assume davantage ses fragilités passées et les chemins empruntés pour aller mieux. Addiction, solitude, équilibre retrouvé : un témoignage sans fard. Et une confidence pour le moins inattendue.

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Figure incontournable du cinéma français, Valérie Lemercier traverse depuis plus de trente ans le paysage culturel hexagonal avec un mélange d’humour, de singularité et de sensibilité. Révélée au grand public dans Les Visiteurs, l’actrice et réalisatrice a connu une carrière jalonnée de succès, mais aussi des périodes plus sombres, longtemps tenues à distance des projecteurs. Aujourd’hui âgée de 62 ans, la native de Dieppe évoque ces années avec un recul apaisé.

Fin 2023, alors qu’elle assurait la promotion du film L’arche de Noé, consacré à de jeunes personnes LGBT accueillies par une association, Valérie Lemercier avait surpris par sa sincérité sur le plateau de Quelle Époque. Invitée de Léa Salamé, elle était apparue détendue, souriante, visiblement plus sereine qu’à certaines périodes de sa vie. Une accalmie qu’elle reliait à un changement concret et inattendu de son quotidien.

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C’est au cours de cette émission de France 2 que l’interprète de Palais Royal ! expliquait comment une présence nouvelle avait bouleversé ses habitudes, notamment en matière de sommeil. Face à Léa Salamé, Valérie Lemercier confiait :

« Elle est arrivée par hasard et je n’ai jamais eu d’animaux de ma vie… Cela faisait six ans que je prenais de bons gros somnifères et j’ai cessé. Cela m’a calmée. »

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L’actrice parlait ici de Carole, son chat, adopté presque par hasard. Derrière la légèreté apparente du récit, le changement est pourtant majeur pour celle qui reconnaissait une dépendance installée sur la durée. Toujours avec son humour caractéristique, elle poursuivait :

« C’est une grande surprise. Elle est évidemment très mignonne. Je suis contente, car elle n’aura jamais affaire à la police. Elle n’ira jamais à Fleury-Mérogis. Les chats ne vont jamais en prison, alors que si vous avez un enfant, ça peut arriver. Mais elle peut me quitter. »

Derrière la plaisanterie, Valérie Lemercier évoquait une réalité plus intime, celle d’une femme qui n’est jamais devenue mère et qui a longtemps interrogé ses choix. En 2011 déjà, dans un entretien accordé à Paris Match, la comédienne se livrait avec une grande honnêteté sur ce sujet sensible :

« Aujourd’hui, tout ça est derrière moi. Je n’ai aucun regret. Si j’aurais dû tenter une fécondation in vitro ? Maintenant, je me dis que j’aurais dû le faire. Mais quand c’était possible, je ne l’ai pas fait, donc oilà. »

Connue pour son autodérision et sa lucidité, Valérie Lemercier a aussi évoqué par le passé un internement en psychiatrie à l’âge de 23 ans, estimant que cette étape lui avait littéralement sauvé la vie. Des épisodes douloureux qui éclairent différemment son rapport au sommeil, à la solitude et à la nécessité de se protéger.

Début 2026, l’actrice semble désormais avancer avec davantage de stabilité et de douceur envers elle-même. Si le bonheur ne tient parfois qu’à peu de choses, pour Valérie Lemercier, il a pris la forme inattendue d’un chat et d’un sevrage réussi. Une trajectoire personnelle assumée, loin des faux-semblants, et un équilibre fragile mais précieux qu’elle semble déterminée à préserver.

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