Par Rédaction | Sport
Anthony Edwards continue de s’imposer comme l’un des visages les plus spectaculaires de la NBA actuelle. Son talent, son assurance et son impact sur le jeu en font une attraction permanente, autant sur les parquets que face aux micros. Mais pour certains anciens, cette personnalité très affirmée pourrait aussi devenir un frein s’il ne trouve pas le bon équilibre.
Ancien meneur emblématique et membre du Hall of Fame, Tim Hardaway connaît parfaitement ce que signifie évoluer dans des vestiaires remplis de fortes personnalités. Entre ses années aux côtés de Mitch Richmond et Chris Mullin à Golden State, il a appris à composer avec des caractères explosifs. C’est justement ce vécu qui l’amène aujourd’hui à porter un regard critique sur l’attitude d’Anthony Edwards.
Pour Hardaway, la confiance est une qualité indispensable au très haut niveau, mais elle doit rester maîtrisée. Il estime que la star des Timberwolves peut parfois se laisser emporter par sa propre image, au risque de perdre en constance. Aux yeux de l’ancien All-Star, Edwards possède tout pour devenir un joueur dominant sur la durée, à condition de canaliser son énergie et de rester concentré sur l’essentiel.
Une personnalité qui divise autant qu’elle séduit
Dans son analyse, Tim Hardaway n’a jamais remis en cause le talent brut d’Anthony Edwards. « J’adore Ant-Man, vraiment. Mais il doit arrêter de trop se regarder jouer », a-t-il expliqué, avant d’ajouter que cette retenue pourrait l’aider à gagner en régularité. « S’il arrête de se laisser griser, il sera encore plus productif et plus constant tout au long de la saison », a-t-il insisté.
Sur le plan purement statistique, difficile pourtant de critiquer la saison d’Edwards. Avec près de 30 points de moyenne, une adresse supérieure à 50 % et un tir extérieur redoutable, il porte Minnesota vers le haut du classement à l’Ouest. Son impact offensif est indéniable, et son leadership s’affirme match après match dans une conférence extrêmement relevée.
Là où Hardaway nuance son enthousiasme, c’est dans les moments clés. Selon lui, le rendement d’Edwards a tendance à baisser lorsque la pression monte, notamment en playoffs. « Il joue très bien en ce moment, mais ça baisse toujours à un moment. Et parfois, ça baisse en séries », a-t-il observé, tout en reconnaissant apprécier son jeu et son intensité.
L’ancien meneur va même plus loin, pointant une surexposition médiatique qui pourrait nuire à sa concentration. « J’aime son enthousiasme, mais parfois, il doit juste se calmer, aller jouer et arrêter de trop parler, d’insulter à la télé ou de multiplier les interviews », a-t-il glissé, appelant à davantage de retenue sans renier sa personnalité.
