Le comportement de Franck Ribéry avec lui qui a sidéré Zidane : « Moi, je n’aurais jamais fait ça… »

Franck Ribéry et Zinédine Zidane
Téléfoot (DR) / C+ Sport Afrique (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Leader incontesté du vestiaire en 2006, Zinédine Zidane a souvent dû composer avec la fougue et la spontanéité de ses coéquipiers. Mais certains épisodes l’ont particulièrement marqué, révélant autant le caractère des jeunes joueurs que les dynamiques internes à l’équipe de France. L’un d’eux, survenu lors du stage à Tignes avant le Mondial, reste encore dans les mémoires et témoigne de l’audace de Franck Ribéry.

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Figure emblématique du football français, Zinédine Zidane a vu débarquer Franck Ribéry en équipe de France pour la Coupe du Monde 2006, alors que le jeune ailier n’avait que 23 ans. Très vite, Ribéry s’est imposé par son talent, mais aussi par une spontanéité qui a surpris le capitaine.

Durant ce stage à la montagne, loin des projecteurs, le comportement de l’ancien joueur du Bayern Munich a scotché Zizou et a révélé sa capacité à briser la glace dans un groupe souvent très codifié. Dès le premier jour, Ribéry a marqué les esprits par un geste inattendu, que Zidane n’est pas prêt d’oublier. Dans une interview accordée à L’Équipe, le champion du monde est revenu sur ce moment :

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« La  première fois qu’on a fait un stage en équipe de France avec lui, c’était à la montagne, à Tignes. Et il m’avait lancé une boule de neige  ! Les autres joueurs étaient surpris. Sur moi  ! Mais moi, en faisant ça, je l’ai trouvé top  ! Ce n’était pas un manque de respect. Ça montrait qu’il voulait se rapprocher. Il y en a qui n’osent pas. Franck, c’était tout le contraire. Bon, moi, je n’aurais jamais fait ça. Faire ça sur Cantona quand je suis arrivé… »

Au-delà de ce geste, la spontanéité et l’humour de Ribéry ont rapidement conquis le vestiaire. Zidane soulignait ainsi l’importance de ce type de personnalité pour l’ambiance du groupe :

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« Des gars comme ça, comme Ribéry, on en a besoin dans un groupe. Ils font du bien. Il y avait également Thierry Henry. Il n’arrêtait pas. Il sortait tout le temps des vannes. À Madrid, c’étaient les Brésiliens, Ronaldo, Roberto Carlos, à tout le temps sortir des conneries. Ils sont dans la joie. Zéro retenue  ! J’aimais bien ces mecs parce que moi, je n’allais pas trop vers les autres. C’était ma nature. Mais j’ai évolué. Surtout en devenant entraîneur. »

Le souvenir de ce premier jour reste aussi gravé dans la mémoire de l’ex-sélectionneur Raymond Domenech, qui suivait la scène :

« Je n’oublierai jamais notre premier footing à Tignes, en mai. Il restait encore de la neige. Franck voit ça, fait des boules, en balance et ça tombe sur Zidane ! Je suis derrière, ça dure un quart de seconde mais je me fige, le temps de penser : ‘Merde, c’est quoi ça ?!’ Mais Zidane éclate de rire et ils font ensuite une bataille de boules de neige. Et là, tu sais que c’est gagné… »

Le Francilien, par son naturel et sa fraîcheur, s’est ainsi rapidement intégré au groupe et a gagné le respect des cadres. Franck Ribéry, sans calcul ni artifice, s’est imposé comme un amuseur né, capable de détendre l’atmosphère et de rapprocher ses coéquipiers. Cette capacité à mêler talent et spontanéité reste l’une des images marquantes de son passage en équipe de France et de sa relation avec Zinédine Zidane.

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