Présent le soir de sa mort, un intime de Johnny Hallyday cash : « Même ce soir-là, Laeticia a…

Johnny Hallyday et Laeticia Hallyday
France TV (DR) / BFM TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Les derniers mois de Johnny Hallyday ont longtemps été entourés d’un certain silence. Derrière les rideaux de la résidence de Marnes-la-Coquette, la réalité était sombre pour le Taulier, marqué par la maladie et d’atroces souffrances quotidiennes. Pourtant, jusqu’à son dernier souffle, son entourage a fait le job, notamment dans le sillage de Laeticia Hallyday. La preuve avec les propos de Sébastien Farran.

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Figure majeure de la chanson française, Johnny Hallyday a vécu une fin de vie éprouvante, loin des projecteurs. Affaibli par la maladie, soumis à des traitements lourds et parfois inefficaces face à la douleur, le « Taulier » n’était plus que l’ombre du performeur incandescent qu’il avait été. Cloué la plupart du temps dans un fauteuil roulant, l’homme aux dizaines de millions de disques vendus a pourtant continué d’affronter l’épreuve sans jamais s’apitoyer sur son sort.

Malgré des douleurs que même la morphine peinait à calmer, Johnny Hallyday a fait preuve d’une résistance morale impressionnante. Jusqu’au bout, il a gardé cette droiture et ce sens de l’honneur qui forgeaient sa légende. Un comportement qui n’a pas échappé à ceux qui l’ont accompagné dans ces derniers instants, au premier rang desquels son manager de longue date, Sébastien Farran, présent à ses côtés jusqu’à la fin. Dans une interview accordée au Point, il expliquait :

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« En coulisses, Johnny ne s’attendait pas à ce que ce soit si difficile… Mais il avait une attitude de combattant. Il gérait bien sa maladie, supportait les traitements courageusement, sans se plaindre, même quand il avait des douleurs. Il me sortait des grandes phrases, comme s’il était le Parrain : « Fais gaffe à mes filles », « J’ai peur pour Laeticia », « Ne t’approche pas à 50 mètres de son père »… »

À l’automne 2017, après une nouvelle hospitalisation à la clinique Bizet pour une détresse respiratoire, le verdict tombe. Les médecins préviennent Laeticia Hallyday que « la guerre est finie ». Les proches sont alertés, les enfants également. L’issue est désormais certaine : Johnny Hallyday va mourir dans les jours qui suivent.

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Dans ce contexte pourtant dramatique, Laeticia Hallyday parvient à maintenir une atmosphère étonnamment chaleureuse autour de son mari. Les visites se succèdent, les proches sont présents, et la vie continue, presque coûte que coûte, jusqu’au soir fatal. Un détail qui a profondément marqué Sébastien Farran. Toujours auprès du Point, il confiait :

« Même le soir où il est mort, elle a su préserver une atmosphère ultra-familiale. Elle avait invité Jean-François Piège et Hélène Darroze, et ses amis à dîner… C’était très convivial. »

Présent ce soir-là, le manager avait quitté Marnes-la-Coquette deux heures à peine avant le décès. L’annonce lui parviendra par téléphone, déclenchant alors une période intense, presque irréelle, faite d’organisation et de responsabilités lourdes. Il racontait ainsi ce moment précis :

« J’ai quitté Marnes-la-Coquette à 20 heures, je regardais un film chez moi quand Jean-François Piège m’a appelé vers 22 heures m’annonçant que c’était fini, que Laeticia demandait à me voir. Je me suis levé comme un soldat et j’ai travaillé pendant sept jours et sept nuits d’affilée. J’étais à l’Elysée tous les matins à 6h30 pour organiser les funérailles nationales. »

Jusqu’au bout, la mort a certes plané sur Johnny Hallyday, mais Laeticia a tout fait pour que la vie, le lien et la famille restent au centre. Un choix fort, presque paradoxal, dans un moment d’une extrême gravité. Ce témoignage rare éclaire d’un jour nouveau les toutes dernières heures du « Taulier », et souligne l’engagement sans faille de celle qui partageait sa vie.

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