Par Rédaction | Sport
La saison de Golden State a brutalement changé de visage après la grave blessure de Jimmy Butler. Privée de son lieutenant offensif, la franchise californienne se retrouve à nouveau entièrement dépendante de Stephen Curry, avec un effectif fragilisé et des ambitions sérieusement revues à la baisse.
Depuis l’absence de Butler, l’équipe peine à masquer ses limites structurelles. Malgré quelques séquences encourageantes, l’impression dominante est celle d’un groupe arrivé en bout de cycle, incapable de soutenir Curry sur la durée face à la densité de la Conférence Ouest. Les responsabilités offensives reposent presque exclusivement sur le meneur, tandis que les solutions internes ne semblent pas suffire pour viser autre chose qu’une qualification arrachée en fin de saison.
C’est dans ce climat que Reggie Miller a lancé une idée qui a immédiatement fait réagir. Pour l’ancien shooteur légendaire, l’heure serait venue pour Curry de passer à l’offensive en dehors du parquet. « Si j’étais Stephen Curry, j’ouvrirais peut-être mon carnet d’adresses et j’appellerais quelqu’un du Midwest nommé Giannis Antetokounmpo. Ce que tu as fait à Milwaukee est fabuleux, tu leur as offert un titre après 50 ans, mais le moment est venu », a-t-il expliqué, soulignant le parallèle entre deux superstars conscientes que le temps ne joue plus en leur faveur.
Une association qui ferait immédiatement basculer la NBA
Sur le plan sportif, l’idée séduit par son évidence théorique. Associer le tir longue distance et le mouvement permanent de Curry à la puissance, la polyvalence et la domination physique de Giannis créerait un duo quasiment impossible à contenir. L’un attirerait les défenses à l’extérieur, l’autre punirait la moindre hésitation dans la raquette, offrant à Golden State un nouvel axe offensif de tout premier plan.
Reggie Miller insiste également sur la situation de Giannis à Milwaukee. Selon lui, la franchise du Wisconsin semble aujourd’hui engluée dans une forme de stagnation, incapable de retrouver l’élan qui l’avait menée au titre. « Les Bucks n’avancent plus vraiment, ils sont aussi coincés. Giannis ne leur doit plus rien, il a fait son travail », estime Miller, laissant entendre qu’un départ serait légitime après avoir rempli sa mission historique.
Du côté de Golden State, la fenêtre est étroite mais toujours entrouverte. Curry reste performant, Jonathan Kuminga montre des éclairs de potentiel, mais l’ensemble manque de constance et de certitudes. L’arrivée d’un joueur du calibre d’Antetokounmpo changerait instantanément le statut de l’équipe, la faisant passer d’outsider fragile à candidat crédible dans une Conférence Ouest impitoyable.
Reste évidemment la question de la faisabilité. Entre contraintes salariales, actifs disponibles et volonté réelle des deux franchises, un tel scénario relève davantage de la projection que d’un plan concret. Mais dans une NBA où les alliances entre stars façonnent régulièrement la hiérarchie, l’idée lancée par Reggie Miller résonne comme un rappel : parfois, un simple coup de fil peut suffire à redessiner l’avenir d’une franchise.
