Par Rédaction | Sport
Stephen Curry continue de briller à 37 ans, mais la question de la fin de sa carrière commence à s’imposer dans le débat NBA. Charles Barkley n’a pas caché son malaise face à la trajectoire actuelle de l’équipe de Golden State et à ce qu’elle pourrait signifier pour la dernière ligne droite du meneur emblématique.
Depuis près de deux décennies, Stephen Curry porte la franchise des Warriors et incarne à lui seul une ère entière de succès, de titres et de révolution du jeu. L’organisation a souvent répété sa volonté d’offrir à son leader une fin de carrière digne de son héritage. Pourtant, les récents événements, entre blessures majeures et tensions internes, fragilisent ce discours et alimentent un certain pessimisme autour de l’avenir immédiat.
L’absence de Jimmy Butler, victime d’une grave blessure au genou, a bouleversé l’équilibre de l’équipe. À cela s’ajoute la situation floue de Jonathan Kuminga, jeune talent censé incarner le futur, mais dont la relation avec la franchise semble s’être détériorée. Pour Charles Barkley, le constat est sans appel, estimant que « cette relation est terminée, il ne joue que parce que Jimmy s’est blessé », laissant entendre que la confiance n’existe plus entre le joueur et l’organisation.
Un malaise profond autour de l’avenir collectif
Cette situation n’est pas anodine pour Stephen Curry. Toujours selon Barkley, la priorité devrait être de tirer le meilleur retour possible d’un éventuel transfert, même si cela n’améliore pas fondamentalement les ambitions immédiates. Il résume crûment la conséquence principale de ce contexte en affirmant que « le plus grand perdant dans tout ça, c’est Steph, car ils n’étaient déjà pas des prétendants au titre », soulignant la frustration de voir une équipe solide glisser vers la médiocrité.
Sportivement, Golden State reste compétitif sur le papier. L’équipe a récemment enchaîné une série encourageante, remportant douze de ses seize matchs, preuve qu’elle conserve une certaine cohérence collective. Mais deux défaites consécutives sont venues rappeler la fragilité de ce groupe, désormais installé au milieu de tableau dans une Conférence Ouest toujours plus impitoyable.
Le bilan actuel illustre parfaitement ce sentiment d’entre-deux : une équipe capable de belles séquences, mais qui peine à franchir un cap décisif. Sans Butler et avec un avenir incertain pour Kuminga, la marge de progression semble limitée à court terme. À l’approche de la date limite des transferts, peu d’options laissent espérer l’arrivée d’un joueur au poids comparable à celui récemment perdu.
Dans ce contexte, la fin de carrière de Stephen Curry pourrait prendre une tournure plus discrète que prévu. Charles Barkley n’a pas hésité à conclure que « Steph va finir la dernière partie de sa carrière dans une équipe médiocre », une perspective qu’il juge profondément triste au regard de l’impact historique du meneur. Reste à savoir si la franchise saura déjouer ce scénario ou si l’icône des Warriors devra composer avec une sortie de scène moins flamboyante que son parcours exceptionnel.
