NBA – Après ses propos lunaires, Draymond Green recadré par un ancien : « Il y a une différence entre…

Draymond Green, star des Warriors
Golden State Warriors (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

Draymond Green n’a jamais laissé la NBA indifférente. Leader vocal, défenseur hors normes et provocateur assumé, l’intérieur de Golden State continue de polariser les débats. Cette fois, ce sont ses propres mots qui ont relancé la controverse, après avoir affirmé publiquement qu’il n’était pas un joueur « dirty ».

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Dans une saison déjà compliquée pour la franchise californienne, cette déclaration a rapidement fait réagir plusieurs figures de la ligue. Parmi elles, Gilbert Arenas n’a pas tardé à prendre la parole. Fidèle à son franc-parler, l’ancien scoreur All-Star a livré une analyse sans filtre du style de jeu de Green et de la frontière, parfois floue, entre dureté et gestes limites.

Arenas a d’abord tenu à distinguer les différentes formes de jeu rugueux que l’on peut observer en NBA. Selon lui, certaines provocations sont subtiles, presque invisibles pour les arbitres, tandis que d’autres relèvent d’une agressivité beaucoup plus frontale. C’est précisément cette différence qui, à ses yeux, rend les propos de Draymond Green particulièrement discutables.

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Une frontière floue entre vice et brutalité assumée

« Pour vraiment énerver Devin Booker ou DeMar DeRozan, il faut forcément faire quelque chose. Il y a une différence entre être “dirty” et être “dirty”, explique-il. Les Européens utilisent de petits coudes dans le ventre, des coups sournois, des pincements, des contacts que les arbitres ne voient pas et qui servent uniquement à t’irriter », a détaillé Arenas, soulignant que ce type de jeu n’avait rien à voir avec le basket pur.



Là où l’ancien arrière trace une ligne nette, c’est dans le cas de Draymond Green. Selon lui, le joueur de Golden State ne se cache jamais. Ses gestes sont visibles, assumés et souvent sanctionnés après coup. Cette franchise brutale serait justement ce qui pousse Green à nier toute notion de jeu déloyal, comme si le fait d’être pris sur le fait changeait la nature de l’acte.

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C’est dans cette logique qu’il conclut avec une formule devenue virale. « S’il existait un royaume du jeu dirty, Draymond en hériterait », a-t-il lâché, estimant que la répétition de ces actions ne peut plus être considérée comme de simples accidents de jeu. Une sortie cinglante qui relance, une fois de plus, le débat autour de l’héritage et de la réputation du joueur.

Qu’on le considère comme un compétiteur ultime ou comme un provocateur excessif, Draymond Green continue de marquer la ligue bien au-delà de ses statistiques. Et tant que ses déclarations entreront en contradiction avec les images accumulées au fil des années, les réactions comme celle de Gilbert Arenas ne risquent pas de s’arrêter.

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