Par Rédaction | Sport
La franchise de Golden State traverse aujourd’hui une période d’entre-deux inconfortable, coincée entre un noyau historique vieillissant et l’absence d’un véritable successeur capable d’incarner l’avenir. Alors que les débats se multiplient sur les choix récents de l’organisation, une voix bien connue a ravivé une blessure encore ouverte. Pour Gilbert Arenas, l’erreur fondatrice remonte à bien plus loin qu’on ne le pense.
Selon l’ancien scoreur, le véritable point de bascule se situe lors de la draft 2020. À ce moment précis, Golden State disposait d’une opportunité rare : intégrer un talent générationnel à un groupe déjà champion, tout en préparant une transition en douceur. Une occasion que l’organisation n’a pas su saisir, préférant miser sur James Wiseman plutôt que sur Anthony Edwards ou LaMelo Ball.
À l’époque, le choix semblait cohérent sur le papier. Wiseman incarnait un intérieur moderne, capable de compléter Stephen Curry, Klay Thompson et Draymond Green. Mais très vite, les blessures ont freiné son développement. Une saison rookie incomplète, une année blanche, puis un rôle marginal avant un départ discret vers Detroit ont fini par transformer ce pari en échec coûteux.
Une dynastie qui aurait pu durer plus longtemps
Pour Arenas, cette séquence a marqué le début du déclin structurel de la franchise. « Ces années-là sont terminées. Ils ne se rendent pas compte que ce choix numéro 2 devait leur permettre de prolonger l’aventure encore quelques saisons. Ils se sont trompés, soit dans le choix, soit dans la gestion », explique-t-il, en revenant sur ce contexte particulier où l’équipe avait volontairement chuté au classement avant de retrouver ses cadres.
L’ancien joueur va plus loin en se projetant dans une réalité alternative. « Imagine Steph et Ant-Man avec Draymond Green… Si c’était LaMelo, c’est encore autre chose. Tu deviens une entité totalement différente », affirme Arenas, convaincu qu’un tel trio aurait permis de passer le relais sans rupture brutale entre deux générations.
Pendant ce temps, Edwards et Ball se sont imposés comme des leaders naturels, portant leurs équipes respectives et s’affirmant parmi les visages forts de la ligue. Golden State, de son côté, a bien décroché un titre en 2022, mais sans jamais sécuriser l’avenir à long terme. Le manque d’un jeune pilier est aujourd’hui criant.
Pour autant, tout n’est pas perdu. La franchise conserve une identité forte et des figures emblématiques qui définissent encore son ADN. L’enjeu n’est donc pas de tout démanteler, mais de faire preuve d’intelligence et de créativité dans la gestion des actifs restants, notamment via des montages à plusieurs équipes.
