Par Rédaction | Sport
Les discussions autour de Ja Morant continuent d’animer la NBA à l’approche de la deadline du 5 février. À Memphis, la situation reste complexe : la franchise se montre ouverte à écouter les offres, tout en refusant catégoriquement l’idée d’un échange à prix réduit. Un équilibre délicat, dans un contexte déjà tendu.
Selon les informations les plus récentes, les Grizzlies n’ont pas fermé la porte à un départ de leur meneur vedette, malgré son absence actuelle liée à une entorse du coude. En interne, certains observateurs estimaient que Memphis pourrait revoir ses exigences à la baisse afin de faciliter un accord avant la date limite des transferts.
Cette hypothèse est pourtant largement tempérée par la réalité du marché. Le profil de Morant, mêlant talent d’élite et incertitudes physiques, suscite des hésitations chez plusieurs organisations. Son historique de blessures et certains épisodes extra-sportifs ont contribué à refroidir l’enthousiasme, réduisant mécaniquement le nombre d’offres jugées sérieuses.
Memphis refuse un échange au rabais
Marc Stein a tenu à clarifier la position de Memphis sur ce point. « Mon sentiment est que les Grizzlies restent plus que jamais ouverts aux discussions autour de Morant… mais qu’ils subissent aussi la pression d’obtenir bien plus en retour pour le joueur le plus populaire de l’histoire de la franchise que ce qu’Atlanta a accepté dans le dossier Trae Young », a écrit l’insider, balayant l’idée d’un échange comparable en valeur.
La comparaison avec le dossier Trae Young illustre parfaitement la ligne rouge fixée par les dirigeants. Hors de question pour Memphis d’accepter un retour jugé trop léger, même si la situation sportive actuelle complique les négociations. La franchise estime que Morant conserve une valeur supérieure à de simples contrats avantageux, malgré les zones d’ombre qui entourent son avenir.
Sur le terrain, la saison de Morant a été marquée par une disponibilité très limitée. Avec seulement une vingtaine de matchs disputés, son impact sportif reste difficile à évaluer sur la durée. À cela s’ajoute une suspension très médiatisée en novembre dernier, consécutive à un accrochage avec l’entraîneur Tuomas Iisalo, épisode qui a alimenté les interrogations autour de son leadership.
Selon Marc Stein, un statu quo n’éteindrait pas forcément l’incendie. Même en restant, Morant pourrait cristalliser certaines crispations, notamment en raison de sa relation avec le general manager Zach Kleiman et de la médiatisation constante du feuilleton. Une situation susceptible de peser sur l’équilibre de l’équipe.
