Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Joyce Jonathan n’a jamais trop cultivé le mystère lorsqu’il s’agit de sentiments et de relations amoureuses. À 36 ans, la chanteuse assume des prises de position honnêtes et sans postures, y compris quand elle évoque sa vision de l’amour et de l’attirance. Une approche directe qui ne correspond pas forcément aux standards majoritaires en France, notamment sur un point précis !
Figure familière de la scène pop française, Joyce Jonathan s’est imposée très jeune avec des titres devenus emblématiques. Devenue maman en 2020, l’interprète de Ça ira a également beaucoup parlé de sa vie personnelle, notamment de ses histoires amoureuses. Loin des stratégies ou des faux-semblants, elle revendique une forme d’instinctivité dans les rencontres, quitte à bousculer certaines conventions.
Cette spontanéité, Joyce Jonathan l’a illustrée à travers le souvenir marquant de sa rencontre avec Martial, musicien corse et père de son enfant. À l’époque, leur histoire avait débuté de manière fulgurante, lors d’une soirée à Cannes. Un moment resté gravé dans la mémoire de l’artiste, tant il résume sa manière de fonctionner quand elle ressent une évidence immédiate. En racontant cette fameuse soirée cannoise, Joyce Jonathan avait détaillé ce coup de foudre né autour d’un piano :
« Je suis arrivée et il jouait “Pour que tu m’aimes encore” de Céline Dion. Tout le monde chantait autour du piano, je me suis approchée, et quand j’ai vu qui était le pianiste, je me suis dit : “Mais il est pas mal !” Après, il a joué un morceau de Queen en faisant une gymnastique au piano et c’est à ce moment-là que je me suis dit : “Je suis amoureuse de toi”. »
Depuis, leurs chemins se sont séparés, mais cet épisode reste révélateur d’un rapport très instinctif à l’amour. Une philosophie que la chanteuse assume encore aujourd’hui, notamment lorsqu’elle aborde la question de l’intimité dès les premiers instants d’une relation.
Invitée sur Sud Radio, Joyce Jonathan avait été très claire sur ce sujet souvent tabou, en expliquant pourquoi elle ne voyait aucun mal à vivre les choses sans attendre :
« Je suis pour le premier soir et pour l’immédiateté des choses parce qu’au moins, on sait si ça marche ou si ça ne marche pas. Ce n’est pas pour autant que quand ça ne marche pas hyper bien le premier soir, c’est foutu. Mais en tout cas, c’est quand même un bon indicateur. Ça veut dire qu’il y a un match, qu’il y a des atomes crochus. »
Une position loin d’être majoritaire. Selon un sondage IFOP réalisé en 2015, seules 34 % des femmes en France déclaraient avoir déjà eu une relation intime lors d’une première rencontre. La majorité préfère donc prendre davantage de temps, là où Joyce Jonathan revendique l’écoute de ses sensations.
Sans chercher à convaincre, l’auteure-compositrice défend avant tout la liberté de chacun face aux normes implicites. Pour elle, l’essentiel reste l’authenticité du moment et le respect mutuel. Une vision assumée, fidèle à une artiste qui a toujours fait le choix de la sincérité, sur scène comme dans sa vie privée.
