Par Rédaction | Sport
La saison des Clippers a pris un virage inattendu au cœur de l’hiver. Longtemps engluée en bas de tableau, la franchise californienne est soudainement revenue dans la course aux phases finales. Un renversement de dynamique qui interroge autant qu’il intrigue, tant le contexte semblait sombre quelques semaines plus tôt.
Lorsque la décision est tombée d’éloigner Chris Paul du groupe, le climat était déjà lourd. L’équipe affichait alors un bilan de 5 victoires pour 16 défaites, restait sur une série noire et composait avec de nombreuses blessures. Se séparer, même temporairement, d’une figure aussi respectée, dans ce qui devait ressembler à une tournée d’adieux, a été perçu comme un aveu d’échec collectif.
Les semaines suivantes n’ont d’ailleurs pas immédiatement donné raison à ce choix. La franchise a continué de perdre, atteignant un bilan inquiétant de 6-21 juste avant les fêtes. Rien ne laissait présager un redressement rapide, encore moins une place crédible dans la course au Play-In, tant le manque de repères et de constance semblait profond.
Une lecture qui fait débat autour de Chris Paul
Puis, presque sans prévenir, la dynamique s’est inversée. Fin janvier, l’équipe affiche désormais 21 victoires pour 24 défaites et reste sur 15 succès lors des 18 derniers matchs, soit le meilleur bilan de la ligue sur cette période. Pour Kendrick Perkins, ce renouveau ne doit rien au hasard. « Pour gagner 15 matchs sur 18, il faut de la cohésion, des joueurs qui acceptent leur rôle et un vrai esprit de groupe », a-t-il expliqué, avant d’ajouter que « cette unité s’est renforcée depuis le départ d’un certain CP3 ».
L’ancien champion NBA insiste toutefois sur un point : il ne s’agit pas, selon lui, d’accuser directement Chris Paul. « Je ne pointe personne du doigt, je dis juste ce qui est évident. Ce groupe a retrouvé une cohésion et progresse sous la direction de Kawhi Leonard, James Harden et Tyronn Lue », a-t-il précisé. Une déclaration qui a rapidement fait réagir, tant l’influence de Paul dans un vestiaire reste un sujet sensible.
Avec le recul, il est pourtant difficile d’établir un lien aussi direct. Après le départ de Paul, l’équipe a encore enchaîné plusieurs défaites avant de se stabiliser. La transformation actuelle semble davantage liée à des ajustements tactiques, à une meilleure santé globale et à une montée en puissance progressive des cadres, plutôt qu’à l’absence d’un seul joueur.
Les circonstances ont aussi ouvert des opportunités inattendues. Les blessures de Bradley Beal et Derrick Jones Jr. ont forcé le staff à faire confiance à des profils plus jeunes. Des joueurs comme Kobe Sanders ou Jordan Miller ont saisi leur chance, apportant énergie et fiabilité à la rotation. À l’approche de la trade deadline, une question demeure : cette renaissance est-elle durable, ou faudra-t-il encore ajuster l’effectif pour confirmer ce spectaculaire retour dans la course aux phases finales ?
