Par Rédaction | Sport
Michael Porter Jr. réalise une saison qui ne passe pas inaperçue et son nom circule désormais avec insistance à l’approche de la trade deadline. À Brooklyn, la franchise sait qu’elle détient un joueur au rendement offensif rare. À Golden State, l’idée de renforcer un effectif en quête de constance commence à faire son chemin. Reste une question centrale : le prix demandé est-il compatible avec les moyens et la stratégie des Warriors ?
Le contexte est clair du côté de Brooklyn. Malgré les performances individuelles de Porter Jr., l’équipe reste engluée en bas de la Conférence Est et doit réfléchir à moyen terme. Dans cette optique, échanger un joueur en pleine valeur marchande avant la date limite peut apparaître comme une option logique. Les dirigeants des Nets cherchent à maximiser leur retour, conscients que le profil de Porter attire plusieurs franchises ambitieuses.
Du côté de Golden State, l’intérêt est réel mais mesuré. Les Warriors cherchent avant tout à entourer Stephen Curry de menaces offensives capables d’alléger la charge et d’apporter de la taille sur les ailes. Porter Jr. coche beaucoup de cases : tir extérieur fiable, capacité à scorer en volume et expérience du très haut niveau. Mais la franchise californienne refuse de compromettre son avenir pour un seul mouvement.
Un prix jugé excessif qui freine les discussions
La principale difficulté réside dans les exigences initiales de Brooklyn. Les Nets réclament plusieurs choix de premier tour, un prix jugé dissuasif par de nombreuses équipes, dont Golden State. L’écart entre la valeur perçue par Brooklyn et la limite que les Warriors sont prêts à franchir bloque pour l’instant toute avancée concrète dans les discussions.
À l’intérieur de la ligue, le sentiment est que Golden State observe attentivement la situation sans se précipiter. Selon les informations relayées aux États-Unis, l’état-major des Warriors estime que le tarif actuel dépasse largement ce qu’il est raisonnable de payer. « J’entends que Brooklyn demande plusieurs choix de premier tour pour Michael Porter Jr., et c’est un prix que Golden State n’est tout simplement pas prêt à payer pour l’instant », a ainsi expliqué Chris Mannix.
Cette position n’exclut pas totalement un accord à terme. En interne, certains dirigeants pensent que la posture des Nets pourrait évoluer à mesure que la deadline se rapproche. Si Brooklyn ne reçoit pas l’offre espérée, la franchise pourrait revoir ses prétentions à la baisse, ouvrant alors une véritable fenêtre pour Golden State.
Reste la question des contreparties. Golden State ne dispose pas d’un stock illimité de choix de draft et hésite à sacrifier une partie de son futur pour un joueur dont le contrat et le rôle à long terme devront être parfaitement intégrés. La franchise cherche un équilibre entre compétitivité immédiate et préservation de ses actifs, une équation délicate dans un marché aussi tendu.
