Pascal Obispo cash sur la face sombre de Johnny Hallyday : « Quand il prenait une 2ème bouteille, là il…

Johnny Hallyday et Pascal Obispo
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Pascal Obispo n’a jamais été de ceux qui idéalisent Johnny Hallyday sans nuance. Leur relation, faite de franchise et de proximité, s’est construite avec l’honnêteté comme valeur clé. Dans un témoignage rare et brutal, le chanteur était ainsi revenu sur les excès du rockeur, révélant une facette beaucoup plus sombre de l’icône disparue, excessif devant l’éternel…

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Compositeur reconnu et figure majeure de la chanson française, Pascal Obispo a longtemps entretenu un lien fort avec Johnny Hallyday, allant jusqu’à réaliser l’un de ses albums les plus iconiques. Mais derrière l’image publique du “Taulier”, l’interprète de « Lucie » a aussi été témoin de scènes marquées par l’alcool et la perte de contrôle. Dans la série documentaire « Johnny par Johnny », diffusée sur Netflix, il avait livré un récit glaçant sur ces moments où tout basculait :

« Je l’ai vu boire… Au début c’est marrant. Et, à un moment donné, s’il reprend une deuxième bouteille, là ça devient agressif. Je l’ai vu bourré, je l’ai vu à poil dans son jardin avec un flingue sur la tempe. Je l’ai vu à genoux devant moi en train de pleurer… C’était dur »

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Des images difficiles, qui illustrent les excès d’un homme prisonnier de ses démons. Et si cette sincérité a marqué les esprits, elle aurait aussi contribué à l’éloignement brutal de Pascal Obispo du clan Hallyday. Un épisode qu’il a évoqué sans détour lors d’un entretien accordé à Gala :

« J’ai été totalement écarté, non pas par Johnny, mais par l’entourage proche. Parce que j’étais une personne qui lui disait les choses comme elles sont, comme elles étaient. Donc, j’ai été rayé de la carte. Je n’apparais quasiment pas dans les livres, les bios, certains documentaires alors que nous étions proches, que j’ai réalisé un de ses albums.

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Johnny a été “gouroutisé” à une époque. Il avait ce défaut de répéter tout ce que je lui disais… Ça été dur pour moi. Je l’avoue. j’étais triste. Ça me manque, il était comme un père pour moi. J’ai été très choqué par ce qui s’est passé après sa mort. Moi, j’ai toujours été fidèle et honnête avec lui, tout comme Eddy Mitchell et ce n’est pas un hasard si nous sommes tous les deux proches de David et Laura. Les vérités ne sont pas bonnes à dire, mais moi, je m’en fiche, j’ai 60 ans et à un moment… J’assume mes propos ici dans cette interview ».

Ces confidences, aussi dures soient-elles, dessinent le portrait d’une relation marquée par l’affection, la loyauté, mais aussi une grande désillusion. En parlant sans filtre de Johnny Hallyday, Pascal Obispo assume une parole rare, loin de la mythologie lisse, au risque de déranger. Une vérité qu’il continue de porter, malgré le prix qu’elle lui a coûté.

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