Par Rédaction | Sport
Charles Barkley n’a jamais été du genre à arrondir les angles, surtout lorsqu’il s’agit de médias et de communication autour de la NBA. Cette fois, l’ancienne gloire devenue consultant s’est attaquée à la manière dont NBC exploite le retour très médiatisé de Michael Jordan à l’antenne. Un sujet sensible, tant l’attente autour de la légende était forte.
Depuis l’annonce du rôle de Jordan comme « contributeur spécial » pour la saison NBA 2025-2026, de nombreux fans espéraient une présence régulière et actuelle de l’icône des Bulls. Or, au fil des mois, il est devenu évident que cette promesse reposait sur un format bien plus limité que prévu. Une situation qui a fini par agacer Barkley.
Invité de l’émission The Dan Patrick Show, l’ancien MVP a tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas d’une attaque personnelle, mais bien d’une critique de fond. Selon lui, NBC a donné une image trompeuse en laissant penser que Jordan interviendrait tout au long de la saison, alors que la chaîne se contente d’un entretien unique découpé en plusieurs segments.
Une attente immense autour du retour de Michael Jordan
À ses yeux, le procédé pose problème sur le plan de la crédibilité. « C’est une mauvaise image de faire une seule interview et de la découper sur toute la saison », a-t-il expliqué, avant d’ajouter avec ironie : « Ils ne pouvaient pas aller une fois par mois en Floride pour parler à Michael pendant une heure ? Faire une interview en août et la ressortir en janvier ou février, c’est un mauvais signal. Tu regardes et tu te dis : “Il porte encore la même tenue qu’en août.” »
L’annonce du retour médiatique de Michael Jordan avait suscité un véritable engouement. Après des années de quasi-silence, l’idée de revoir la légende commenter l’actualité NBA laissait imaginer des analyses fraîches et connectées à la saison en cours. Or, très vite, le concept « MJ: Insights to Excellence » a montré ses limites.
Pour Barkley, la différence est majeure entre présenter Jordan comme un contributeur régulier et diffuser un entretien fleuve enregistré plusieurs mois plus tôt. « Ce qui se passe en NBA en janvier n’a plus rien à voir avec ce dont il parlait en août », a-t-il souligné, insistant sur le décalage entre le discours et l’actualité brûlante de la ligue.
L’ancien intérieur estime qu’une solution simple aurait suffi : organiser des rendez-vous mensuels courts mais actuels. « Une fois par mois, tu envoies quelqu’un en Floride, tu lui donnes 45 minutes ou une heure, tu lui poses des questions pertinentes sur la NBA et même sur le sport en général. Il se passe énormément de choses », a-t-il insisté, convaincu que le public aurait largement adhéré à ce format.
