Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Klay Thompson n’a jamais été du genre à minimiser les jeunes talents de la ligue. Mais lorsqu’il s’agit de Stephen Curry, la frontière est claire et non négociable. Interrogé après la défaite de Dallas face à Houston, le vétéran a tenu à remettre les comparaisons à leur place.
Depuis plusieurs semaines, Reed Sheppard fait beaucoup parler de lui à Houston. Le jeune arrière des Rockets profite d’un rôle élargi et enchaîne les performances solides, au point de voir émerger des parallèles flatteurs avec le meilleur shooteur de l’histoire de la NBA. Une tendance que Thompson a rapidement balayée.
Le joueur des Mavericks reconnaît volontiers les qualités de Sheppard, notamment son adresse extérieure et sa confiance croissante. Mais pour lui, associer son nom à celui de Curry relève d’un excès évident, même dans un registre humoristique popularisé sur les réseaux sociaux et dans les tribunes. « Je pense que Reed est un très bon shooteur, mais personne ne devrait être dans la même phrase que Steph. C’est fou. Vraiment fou », a déclaré Thompson, amusé mais ferme, après le match perdu 111-107 face à Houston.
Un surnom viral qui fait débat
Ce débat est né autour du surnom « Cocaine Curry », attribué à Reed Sheppard par certains fans des Rockets. Une comparaison que le principal intéressé connaît bien, puisqu’elle circulait déjà lors de son passage à l’université du Kentucky. Le jeune arrière avoue trouver cela amusant, sans pour autant vouloir s’en emparer.
Sheppard préfère rester concentré sur son jeu et son développement. « Je trouve ça drôle, c’est cool, mais je n’y attache pas vraiment d’importance », a-t-il expliqué récemment, soulignant qu’il n’avait jamais cherché à construire son identité autour de ce surnom. Sur le terrain, en revanche, le sophomore répond présent. Avec la blessure de Fred VanVleet, forfait pour la saison, Sheppard a vu son temps de jeu grimper et ses responsabilités s’élargir. En 25 minutes par match, il affiche 12,7 points, 3 passes, 2,6 rebonds et 1,4 interception, tout en shootant à 39 % à trois points, un chiffre forcément scruté à la loupe.
Le principal intéressé explique cette progression par un état d’esprit plus libéré. « Le basket est beaucoup plus simple quand on ne réfléchit pas trop. Quand tu joues relâché, tout devient plus naturel », confiait-il plus tôt dans la saison. Son entraîneur Ime Udoka ne cache d’ailleurs pas sa satisfaction. « L’opportunité qu’il a, il la saisit. Plus tu joues, plus tu prends du rythme. On avait besoin qu’il passe ce cap cette saison, et il a été excellent », a souligné le coach de Houston.
Nommé pour participer au Rising Stars Challenge lors du All-Star Weekend, Sheppard continue de gravir les échelons avec régularité. Comparer son avenir à celui de Stephen Curry reste prématuré, comme l’a rappelé Klay Thompson. Mais une chose est sûre : Reed Sheppard est en train de s’imposer comme un élément crédible et durable dans le paysage NBA.
