Exilée, Jeanne Mas balance : « En 17 ans aux USA ça ne m’est jamais arrivé, alors qu’en France…

Jeanne Mas et la France
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Installée depuis près de dix-sept ans aux États-Unis, Jeanne Mas a pris une distance assumée avec la France, son pays natal, et avec le milieu artistique qui l’a révélée. Un choix de vie qui lui a permis de porter un regard plus lucide, parfois sévère, sur la société française — notamment en tant que femme. Et sur ce point précis, la chanteuse n’hésite plus à comparer frontalement les deux cultures.

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Icône des années 1980, propulsée au sommet avec Toute première fois, Jeanne Mas a choisi de s’installer en Arizona avec son fils, loin du tumulte médiatique hexagonal. Cette expatriation n’a rien d’un exil amer : au contraire, elle lui a offert un quotidien plus apaisé et, selon elle, un environnement bien plus respectueux pour les femmes. Une différence qu’elle dit avoir ressentie presque immédiatement après son arrivée outre-Atlantique.

Au fil des années, l’artiste a observé avec étonnement — et parfois incompréhension — l’écart entre la protection accordée aux femmes aux États-Unis et ce qu’elle estime avoir subi en France. Invitée à s’exprimer sur le sujet au micro de Télé-Loisirs, Jeanne Mas s’était montrée particulièrement cash :

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« On ne m’a jamais insultée là-bas. En dix-sept ans que j’y habite, je n’ai jamais reçu une seule insulte misogyne de personne, ça n’existe pas. Dieu sait que c’est compliqué d’être une femme en France… Quand je suis arrivée aux USA, j’ai réalisé que les femmes étaient réellement protégées par la loi et ça, c’est extrêmement important quand vous êtes une femme. On m’a reproché cette indépendance féminine, où je n’avais pas peur de dire ce que je pensais, où je n’ai jamais calculé. »

Pour autant, Jeanne Mas ne renie pas son parcours en France. Elle garde même un souvenir ému de certains moments forts de sa carrière, qu’elle évoque avec gratitude et nostalgie :

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« J’ai vécu des moments formidables. Les premières Victoires de la musique où j’ai reçu deux prix, ma rencontre avec Serge Gainsbourg et Daniel Balavoine, mon premier dîner chez Luc Plamondon avec Michel Berger et France Gall… J’ai été une artiste comblée. »

Mais derrière ces souvenirs dorés se cachent aussi des blessures plus profondes, liées à un milieu qu’elle juge parfois dur et humiliant :

« Mais ça n’a pas toujours été simple parce que, même si on m’adorait au début, beaucoup ont souvent essayé de m’écraser, de m’humilier. »

Aujourd’hui, Jeanne Mas savoure sa vie américaine, loin des rancœurs et des rapports de force qui l’ont marquée. Si la France fait toujours partie de son histoire, c’est désormais aux États-Unis qu’elle dit avoir trouvé une forme de respect et de liberté qui lui manquaient autrefois. Un choix assumé, et surtout, pleinement apaisé.

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