Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Stéphane Bern ne cache pas son admiration pour Charles III, malgré l’impopularité du souverain dans son pays. L’animateur et spécialiste de la royauté a côtoyé le roi à plusieurs reprises et s’est laissé surprendre par son franc-parler, révélant des aspects méconnus de sa personnalité. Une rencontre qui a laissé Stéphane Bern bouche bée et qui éclaire l’homme derrière le trône.
Journaliste et animateur passionné par l’histoire et la monarchie, Stéphane Bern connaît Charles III depuis de nombreuses années et s’intéresse à son rôle au-delà des polémiques médiatiques. Dans un entretien accordé à Ouest-France et Le Parisien, il avait décrit le roi comme un homme à la fois mélancolique et érudit, préparé de longue date à assumer la charge qui serait un jour la sienne :
« C’est que le roi Charles, j’ai toujours beaucoup d’affection. Je comprends bien le scorpion, qui peut être, je ne dirais pas dépressif, mais assez mélancolique. Il a un caractère assez mélancolique. Il a cette allure… Il y a une personne entre le roi et moi. Plus précisément, je sais joindre les trois personnes qui travaillent au quotidien avec lui. C’est sans doute l’héritier au trône le mieux préparé au monde ! Plus de cinquante ans à observer et à apprendre. »
Stéphane Bern poursuivait son analyse, soulignant la dimension intellectuelle et humaniste de Charles III :
« De sa mère, de ses lectures, de sa vie… C’est un intellectuel, et un érudit, un sage aux convictions écologiques, spirituelles, humanistes très solides ».
Cette image d’homme réfléchi contraste avec l’impopularité que le roi a souvent rencontrée, faisant de lui un bouc-émissaire facile dans les médias. Stéphane Bern a été témoin de cette pression lors d’une soirée à l’UNESCO, dans le 7ᵉ arrondissement de Paris, où il a rencontré Charles III en tête-à-tête. Sur le plateau de C à vous, il a raconté la scène qui l’a marqué :
« Je devais me présenter et à ce moment-là, la lumière s’est éteinte ! Il faisait très sombre, on ne voyait plus rien. Il [Charles III, ndlr] s’est tourné vers moi et m’a dit : ‘Vous croyez qu’on va encore dire que c’est de ma faute ?’ C’est sa manière de dire que tout le monde lui mettait tout sur le dos ».
Cet échange a profondément marqué Stéphane Bern, révélant un roi conscient du regard critique qui pèse sur lui et de la manière dont les responsabilités de son rôle peuvent être déformées par l’opinion publique et les médias. Même s’il reconnaît que Charles III a parfois ses torts, l’animateur insiste sur la complexité de la fonction et sur la solidité de son interlocuteur face à la critique constante.
Pour Stéphane Bern, cette rencontre a été une leçon sur la solitude du pouvoir et sur le poids que peut représenter un héritage royal. Au-delà des scandales et de l’impopularité médiatique, elle lui a permis de percevoir un homme réfléchi, lucide et profondément humain, dont la personnalité dépasse largement les caricatures véhiculées par la presse.
