Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Évincé brutalement du petit écran après près de vingt ans de présence quotidienne, Tex a longtemps été perçu comme l’un des grands sacrifiés de la télévision publique. Depuis son départ forcé en 2018, l’ancien animateur des Z’Amours a pourtant repris la parole à plusieurs reprises, notamment pour évoquer les coulisses de son éviction… et lever un coin du voile sur sa situation financière actuelle.
Visage incontournable de France 2 pendant près de deux décennies, Tex a vu sa carrière télé s’interrompre net après une blague jugée déplacée sur les violences conjugales, prononcée lors d’une émission chez Cyril Hanouna. Une sortie qui a servi de point de rupture définitif, mettant fin à 18 ans d’antenne sans véritable transition.
Invité chez Jordan de Luxe, l’animateur est revenu sans détour sur la manière dont il a vécu cette mise à l’écart, qu’il estime avoir été largement instrumentalisée :
« À partir du moment où tu reçois ta convocation judiciaire, tu sais que c’est fini. Je me suis dit : “C’est incroyable, qu’est-ce que c’est dégueulasse”. On était en plein tournage, je ne suis jamais retourné après. C’était une émission qu’on voulait sortir de la grille, donc on a trouvé plein d’excuses. Elle était condamnée. »
Un choc professionnel qui aurait pu laisser des traces durables. Mais contre toute attente, Tex n’a pas sombré. Il a continué à jouer sur scène, à écrire, et à multiplier les projets loin des caméras. Reste une question qui intrigue encore le public : comment vit-il aujourd’hui, financièrement, après une telle sortie de route ?
Toujours face à Jordan de Luxe, et un peu sur ses gardes, l’humoriste a toutefois accepté d’aborder le sujet de sa retraite… sans pour autant entrer dans les détails précis :
« On va dire que je dois être à 1 200 euros sur la retraite de base. Mais après, il y a les complémentaires et tout. Donc ça va plutôt bien. 3 000 ou 4 000 euros ? Tu ne sauras rien ! Je suis dans les retraites max, voilà. »
Sans donner de chiffre exact, Tex laisse clairement entendre qu’il bénéficie d’une pension confortable, fruit de longues années de travail à la télévision et sur scène. Un niveau de vie qu’il assume sans fausse modestie, conscient de sa chance :
« Ça va plutôt bien. J’ai encore des propositions au théâtre, je joue mon one-man-show. J’ai la belle vie, je suis tranquille. »
Mis à l’écart de la télé comme un paria, Tex a finalement trouvé un nouvel équilibre loin des plateaux. S’il ne nourrit aucun regret apparent, il semble surtout avoir tourné la page, préférant aujourd’hui la liberté de la scène à la violence du système télévisuel. Une sortie brutale, certes, mais une retraite nettement moins précaire que certains auraient pu l’imaginer.
