NBA – « Aucune idée de ce qu’ils font » : Draymond Green se paie publiquement cette franchise !

La star NBA des Golden State Warriors, Draymond Green
Golden State Warriors (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

La période des transferts a laissé plusieurs observateurs perplexes à travers la ligue. Certaines organisations ont pris des directions claires, d’autres beaucoup moins. Du côté de Chicago, les décisions prises dans les derniers jours ont suscité de nombreuses interrogations.

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Parmi ceux qui n’ont pas caché leur incompréhension figure Draymond Green. Le vétéran des Warriors, habitué aux grands rendez-vous et aux deadlines agitées, a suivi de près l’activité des Bulls ces derniers jours. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que leur approche l’a complètement déconcerté. Sur son podcast, il a ouvertement exprimé ses doutes face à une franchise qui semble accumuler les arrières sans réelle logique sportive.

Chicago a pourtant été l’une des équipes les plus actives de la ligue avant la clôture du marché. En l’espace d’une semaine, le vice-président Arturas Karnisovas a validé pas moins de sept échanges différents. Des cadres comme Coby White, Nikola Vucevic, Ayo Dosunmu ou encore Kevin Huerter ont quitté l’effectif. En retour, les Bulls ont récupéré Jaden Ivey, Collin Sexton, Anfernee Simons, Rob Dillingham, Leonard Miller, Nick Richards et Guerschon Yabusele, en plus de neuf choix de second tour.

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Un effectif déséquilibré qui interroge

Pour Green, le principal problème réside dans le profil des joueurs récupérés. La majorité d’entre eux sont des meneurs ou des arrières dominants balle en main, ce qui crée un embouteillage évident sur les lignes extérieures. « Je ne sais vraiment pas ce que font les Bulls. Honnêtement, je n’ai aucune idée de ce qu’ils essaient de construire », a-t-il lancé avec franchise. Le quadruple champion NBA peine à voir comment Billy Donovan pourra gérer autant de joueurs aux besoins similaires.



Green s’est également attardé sur le cas de Rob Dillingham, transféré depuis Minnesota. Selon lui, le jeune arrière a besoin d’un contexte où il pourra réellement exprimer ses qualités balle en main. « Il doit aller dans une équipe où il peut avoir le ballon et montrer ce qu’il sait faire. Ça n’allait jamais arriver à Minnesota… et ça ne ressemble pas vraiment au bon endroit à Chicago non plus », a-t-il estimé, soulignant une nouvelle fois le manque de cohérence globale.

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Au-delà des joueurs eux-mêmes, c’est la vision à long terme des Bulls qui semble floue. Empiler des talents individuels ne suffit pas à bâtir une équipe compétitive, surtout lorsque les profils se chevauchent autant. Beaucoup d’analystes partagent d’ailleurs le scepticisme de Draymond Green, estimant que Chicago n’a fait qu’ajouter de la confusion à un projet déjà instable.

Cette impression d’improvisation n’est pas nouvelle du côté de l’Illinois. Depuis plus d’une décennie, les Bulls peinent à retrouver une identité claire et à construire un effectif capable de viser haut. Leur meilleur résultat récent reste une finale de conférence en 2011, et depuis, les saisons décevantes se sont accumulées. Les derniers mouvements réalisés ne semblent pas vraiment changer cette trajectoire.

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