NBA – Steve Kerr revient sur ce moment qui a tout changé avec Steph Curry : « Contre les Clippers, il a…

Stephen Curry et Steve Kerr
95.7 The Game (DR) / Warriors / (DR)

Par Rédaction | Sport

Steve Kerr pensait connaître le basket par cœur avant d’entraîner Stephen Curry. Champion à cinq reprises comme joueur, formé par des légendes du coaching, l’actuel entraîneur de Golden State croyait avoir intégré toutes les règles fondamentales du jeu. Puis il a rencontré un joueur capable de remettre en question des décennies de certitudes.

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Quand Kerr prend les commandes des Warriors en 2014, il arrive avec un bagage impressionnant. Quinze saisons NBA, cinq titres, et des mentors prestigieux comme Phil Jackson ou Gregg Popovich. Dans son esprit, certaines vérités semblent gravées dans le marbre : un tir forcé est un mauvais tir, il faut toujours rechercher la meilleure option, privilégier la patience et la discipline. Des principes transmis de génération en génération, presque sacrés dans la culture du basket traditionnel.

Mais très vite, Stephen Curry va bousculer cet héritage. Dès la première saison du coach à Golden State, le meneur commence à enchaîner des tirs improbables, pris à plus de huit mètres, parfois en sortie de dribble ou en déséquilibre. Des tentatives que n’importe quel entraîneur aurait autrefois jugées inacceptables. Sauf que, avec Curry, ces tirs rentrent avec une régularité déconcertante. Petit à petit, Kerr comprend qu’il ne peut pas appliquer à son meneur les mêmes règles qu’aux autres joueurs.

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Une révolution dans la manière de penser le tir

C’est à ce moment précis que le coach réalise qu’il doit changer d’approche. « Au milieu de ma première saison en tant qu’entraîneur, il y a eu un moment précis. Il existe même une vidéo célèbre où Steph dribble entre plusieurs défenseurs des Clippers, puis prend un fadeaway à 26 pieds. On me voit sur le banc, la tête dans les mains », raconte Kerr. « Tout ce qu’on m’avait appris pendant des années, c’était que ce genre de tirs était horrible. Mais avec lui, j’ai dû admettre que c’était différent ». Une confession forte qui illustre à quel point Curry a forcé son propre entraîneur à réévaluer ses convictions.



Pour Kerr, cette prise de conscience a été un véritable choc culturel. Pendant des années, on lui avait répété qu’un bon tir devait être propre, construit collectivement, pris près du panier ou après une longue séquence de passes. Or Curry, lui, prospérait justement dans l’imprévisible, dans l’audace et la créativité. Le coach a fini par comprendre que brider ce style reviendrait à limiter la plus grande force de son joueur.

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Il reconnaît aujourd’hui que cette adaptation a été essentielle dans le succès des Warriors. « Vers la moitié de ma première année avec lui, j’ai compris que ce qui semblait être un mauvais tir pour tout le monde était en réalité une bonne option pour Steph », explique Kerr. « Sa capacité à prendre ces tirs fait partie de son pouvoir. Il faut simplement le laisser faire ». Une évolution philosophique majeure pour un entraîneur habitué à un cadre beaucoup plus rigide.

Grâce à cette liberté accordée à Curry, Golden State a bâti une dynastie et transformé le jeu moderne. Le meneur a popularisé le tir à trois points au point de changer la stratégie de toute la NBA. Désormais, presque toutes les équipes privilégient le tir extérieur, cherchant à reproduire le modèle initié par les Warriors. Une révolution dont Kerr a été l’un des premiers témoins privilégiés.

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