NBA – Kevin Durant encore ouvertement taclé pour ses choix de carrière : « Aucune solution »

Kevin Durant sous le maillot des Rockets
Houston Rockets (DR)

Par Rédaction | Sport

Le débat autour de l’héritage de Kevin Durant ne s’éteint jamais vraiment. Depuis son arrivée à Golden State en 2016, ses deux titres NBA continuent de diviser les observateurs. Certains y voient l’aboutissement logique d’un talent générationnel, d’autres un raccourci vers la gloire. Huit ans plus tard, la discussion reste brûlante.

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Lorsque Durant décide de quitter Oklahoma City pour rejoindre Stephen Curry, Klay Thompson et Draymond Green, l’équilibre de la ligue bascule immédiatement. Les Warriors sortent alors d’une saison à 73 victoires et viennent tout juste de perdre une finale mythique face à Cleveland. L’arrivée de l’un des meilleurs scoreurs de l’histoire transforme cette organisation déjà dominante en une véritable machine de guerre. Deux saisons plus tard, Golden State remporte deux titres consécutifs et KD décroche à chaque fois le trophée de MVP des Finales.

Mais ce succès éclatant s’accompagne très vite d’une contestation persistante. Beaucoup estiment que le parcours de Durant vers ces bagues a été bien plus simple que celui d’autres superstars. Pour ses détracteurs, rejoindre une équipe déjà championne enlève une partie du mérite. C’est dans ce contexte que Max Kellerman, ancien analyste vedette d’ESPN, a récemment relancé le débat en s’attaquant frontalement à la valeur de ces sacres.

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Des bagues qui ne font pas l’unanimité

Kellerman n’a pas hésité à comparer les titres de Durant à celui remporté par LeBron James avec Cleveland en 2016. « Dans le cas de KD, les championnats ne sont pas comparables, par exemple, au titre de LeBron à Cleveland. Il est arrivé dans une situation où cette équipe est devenue tellement plus forte que n’importe quelle autre dans l’histoire. Et il n’y avait aucun moyen, s’ils étaient en bonne santé, qu’ils puissent perdre », a-t-il affirmé. Une manière très claire de minimiser l’impact réel de Durant dans ces conquêtes.



L’analyste va même plus loin dans son raisonnement. « Il a fallu absolument tout, et même plus, pour à peine battre cette équipe l’année précédente. Puis ils ont ajouté Kevin Durant. À partir de là, c’était terminé. Il n’y avait plus rien à faire. À moins d’ajouter Michael Jordan ou Kobe Bryant, il n’y avait aucune solution », a-t-il poursuivi. Selon lui, la présence de KD a rendu la compétition quasiment inexistante, transformant ces titres en succès presque automatiques.

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Il serait pourtant réducteur de résumer ces deux saisons à une simple promenade de santé. Dans l’histoire du sport, aucune équipe n’est réellement invincible. Même des effectifs légendaires ont fini par chuter. Les Warriors version Durant ont certes dominé, mais ils ont aussi dû traverser des séries difficiles, gérer des blessures et assumer une pression immense. Remporter un championnat NBA, quel que soit le contexte, reste un exploit rare.

Kellerman, lui, reste inflexible. « La manière de prouver sa grandeur, c’est de mener une équipe jusqu’au titre. Lui a simplement atterri dans une équipe déjà championne. Il les a mis tellement au-dessus du reste qu’ils ne pouvaient pas perdre », a-t-il ajouté. Un argument qui rejoint une critique récurrente : Durant aurait été un luxe plutôt que la fondation de ces succès.

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