Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
À bientôt 60 ans, David Guetta continue de dominer la scène électro mondiale avec une longévité rare. Une réussite qui alimente, depuis des années, fantasmes et rumeurs autour de son mode de vie, notamment sur la consommation de drogues et d’alcool. Des soupçons persistants auxquels le DJ français a toujours répondu sans détour. Quitte à casser les clichés.
Figure incontournable de la musique électronique, David Guetta s’est imposé comme l’un des DJ les plus influents de la planète, enchaînant les tournées et les tubes depuis plus de deux décennies. Une exposition permanente qui a nourri bien des interprétations, notamment après un épisode survenu en 2014 lors du festival Tomorrowland.
Aperçu quelques instants l’air absent derrière les platines, l’ancien compagnon de Cathy Guetta avait été aussitôt accusé par certains internautes d’être sous influence, relançant les rumeurs autour de son hygiène de vie. Face à l’emballement médiatique, le producteur avait tenu à remettre les choses au clair. Interrogé à l’époque par Radio Contact, le Français expliquait calmement ce moment devenu viral :
« J’ai un moment d’absence où je suis en train de penser à quelque chose, je ne sais même plus quoi – peut-être le disque que j’allais passer après – et les gens en sont arrivés à la conclusion que j’avais pris les drogues les plus folles. Chacun y est allé de sa théorie, du spécial K, de l’héroïne ou je sais pas quoi… les mecs sont complètement fous ! Ça m’a fait rire. »
Avec le recul, David Guetta avait surtout souligné l’ironie de la situation. Car loin de lui nuire, cette rumeur avait paradoxalement renforcé son image auprès d’une partie du public. Il le constatait avec amusement dans le même entretien :
« Ce qui est triste dans cette histoire, c’est que ça me rendait sympathique. Le fait que les gens aient l’impression que j’étais complètement défoncé, ils se disaient : “Ah c’est génial, David fait la fête”. »
Mais derrière le fantasme, la réalité est bien différente. Le DJ avait alors tenu à clarifier très fermement son rapport aux drogues et à l’alcool, balayant toute ambiguïté :
« Moi, je ne prends pas de drogue. Les gens font ce qu’ils veulent, s’ils veulent en prendre, c’est leur problème. Moi personnellement, je n’en prends pas et je n’étais pas du tout drogué ce jour-là. J’étais même pas saoul ! J’ai juste eu un petit moment d’absence où j’avais l’air un peu bête. Je suis un être humain ! »
Quelques années plus tard, en 2021, celui que l’on surnomme souvent l’ambassadeur mondial de l’électro confirmait cette ligne de conduite lors d’un entretien accordé à Konbini. Évoquant son quotidien et son rapport à la fête, David Guetta détaillait une hygiène de vie stricte, peu commune dans le milieu de la nuit :
« J’ai une grosse hygiène de vie. Il y a des mecs qui se déglinguent tous les week-ends, et ils sortent pas de leur lit du lundi au vendredi parce qu’il faut qu’ils se remettent. Bon, moi, ça a jamais été mon délire. Je ne bois pas, je me drogue pas, je fume pas. (…) Une fois, de temps en temps, je prends un verre si j’ai envie de faire la fête. Et en plus, ça coûte pas cher ! Un simple vodka-tonic suffirait à me fracasser. »
À 58 ans, alors qu’il multiplie encore les projets et affiche une forme éclatante, David Guetta assume pleinement ce mode de vie à contre-courant des clichés associés au monde de la nuit. Une discipline personnelle qui, loin de freiner sa carrière, semble au contraire avoir contribué à sa longévité exceptionnelle au sommet.
