NBA – « Choisissez un camp et restez-y » : Draymond Green furieux après la bagarre

Draymond Green, star des Warriors
Golden State Warriors (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

Draymond Green en a marre des discours à géométrie variable autour de la NBA actuelle. Après l’altercation Hornets–Pistons, il a vu les mêmes débats revenir en boucle, avec des demandes de sanctions lourdes dès que ça chauffe. Pour lui, ce n’est pas tant l’incident qui l’agace que la réaction immédiate de certains commentateurs.

Publicité

Sur son podcast, le quadruple champion a ciblé une posture qu’il juge hypocrite : critiquer la ligue en la traitant de « soft », puis réclamer des suspensions interminables au moindre débordement. Dans sa logique, soit on assume qu’on veut une ligue plus stricte et encadrée, soit on arrête de fantasmer un retour à une époque où les contacts étaient plus tolérés. Il reproche surtout aux analystes d’oublier que leurs paroles ont un poids, et qu’elles se transforment vite en sentence médiatique avant même que la NBA n’ait tranché.

C’est là que Green devient beaucoup plus frontal. « Je déteste ces gens qui disent : “Oh, il devrait prendre X matchs.” Qui êtes-vous ? Qui êtes-vous pour décider ça ? » Il insiste sur l’idée que beaucoup parlent sans connaître les éléments que la ligue prend en compte, ni les critères utilisés par Adam Silver et la NBA pour calibrer une sanction. « Vous ne savez même pas sur quoi Adam Silver se base. Vous n’en avez aucune idée », lâche-t-il, en visant ceux qui avancent des chiffres “au hasard” selon lui.

Publicité

« Choisissez un camp et restez-y » : la charge de Draymond

La vraie cible de Green, c’est l’incohérence du discours médiatique. « Les gens prennent le micro, sortent des suspensions extrêmes, puis courent dire : “La NBA est soft.”. « Mais vous venez de sortir un nombre de matchs énorme pour une petite bagarre… puis vous dites que les gars sont soft. Choisissez un camp et restez-y. »



Pour appuyer son propos, Green insiste aussi sur le fait que ces demandes ne coûtent rien à ceux qui les prononcent. « Vous balancez un nombre de matchs complètement fou parce que ça ne vous affecte pas. Ça n’affecte pas votre équipe. Ça n’affecte pas votre portefeuille », martèle-t-il. Dans son esprit, c’est facile d’être radical depuis un bureau quand on n’a pas à gérer les conséquences sportives derrière : rotation chamboulée, ajustements défensifs, dynamique d’équipe, pression sur les autres joueurs. C’est précisément ce décalage qui l’énerve.

Publicité

Green explique aussi pourquoi il met en avant certains consultants, même quand leurs avis font polémique. Il dit respecter les voix qui assument une ligne constante, et il cite Shaquille O’Neal et Gilbert Arenas comme exemples d’analystes qui “prennent un camp” et s’y tiennent. Dans son discours, l’important n’est pas d’avoir raison à chaque fois, mais d’éviter les jugements opportunistes selon l’ambiance du moment. Il préfère une opinion tranchée mais cohérente à un commentaire qui change selon la tendance.

Ce coup de gueule ressemble aussi à une mise au point sur la manière dont la NBA est racontée. Green ne dit pas que tout est acceptable sur un terrain, ni que les bagarres sont souhaitables. Il dit surtout que si la ligue sanctionne, elle le fait dans un cadre précis, et que les médias devraient arrêter d’exiger des punitions “exemplaires” avant même de connaître les faits et les barèmes. Dans sa tête, la discussion devrait partir de ce que la NBA applique réellement, pas d’une indignation instantanée.

Conférence Ouest Déclarations Draymond Green Golden State Warriors NBA 24/24