Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Ja Morant n’a finalement pas été transféré avant la date limite des échanges. Malgré plusieurs rumeurs persistantes, le meneur reste à Memphis pour le moment. Parmi les équipes intéressées, Milwaukee a tenté sa chance dans les dernières heures du marché. Les discussions ont existé, mais elles n’ont jamais abouti.
Les Bucks cherchaient à renforcer leur effectif avec une star capable de dynamiser l’attaque. Morant représentait une option ambitieuse pour relancer leurs perspectives à long terme. Memphis, de son côté, étudiait différentes pistes après plusieurs changements majeurs dans l’effectif. Pourtant, les deux franchises n’ont jamais trouvé d’accord concret.
Selon plusieurs informations, la base de l’offre tournait autour d’un jeune joueur prometteur. « Les discussions avec Milwaukee étaient centrées autour du meneur Ryan Rollins », rapporte le journaliste Tomer Azarly. Le profil intéressait, mais la structure globale du transfert posait problème.
Une question financière avant tout
Le point de blocage concernait surtout les contrats ajoutés à la proposition. « Les Bucks voulaient aussi inclure les contrats de Kyle Kuzma ou Bobby Portis, ce que Memphis ne voulait pas absorber ». L’engagement financier à long terme a donc refroidi la franchise du Tennessee. Memphis privilégiait la flexibilité salariale pour la suite de son projet.
Accepter des contrats lourds aurait limité les options futures, surtout dans une phase de transition. Même avec un joueur en progression comme Rollins, le coût global était jugé trop élevé. Du côté de Milwaukee, l’idée était d’équilibrer la masse salariale tout en obtenant une star supplémentaire. Sans inclure ces contrats, l’échange devenait difficile à construire réglementairement. Les intérêts des deux camps restaient donc incompatibles.
Finalement, Morant demeure à Memphis, au moins jusqu’à la prochaine intersaison. L’équipe devra désormais décider de la direction à prendre autour de lui. Les décisions futures dépendront autant du projet sportif que des contraintes financières.
Pour les Bucks, cet échec ne change pas leur stratégie globale. La franchise continuera probablement d’explorer d’autres opportunités pour renforcer son effectif. La quête d’un nouvel équilibre reste ouverte. Cette tentative avortée illustre surtout la complexité des échanges NBA modernes. Le talent ne suffit plus : la structure contractuelle devient souvent le facteur déterminant.
