Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Star emblématique du cinéma français, Sophie Marceau n’hésite jamais à partager son point de vue sur des sujets qui dépassent le cadre du septième art. Parmi eux, la question du burkini, régulièrement débattue dans l’Hexagone, a donné lieu à des propos clairs et réfléchis de la part de l’actrice, qui a insisté sur la liberté individuelle et le respect des choix personnels.
Depuis les années 1980, Sophie Marceau s’est imposée comme une figure incontournable du cinéma français, mais également comme une voix engagée sur des sujets de société, notamment ceux touchant aux droits des femmes. Interrogée sur la polémique du burkini, elle a rappelé la complexité du débat, mêlant liberté, religion et féminisme, tout en donnant son avis sans détour. Elle expliquait ainsi sur BFM TV :
« Ce sont des sujets très délicats. Moi, j’ai envie de dire, chacun s’habille comme il veut, à partir du moment où ça ne propose aucune agressivité. On est dans les détails, on n’est pas dans le cœur du truc. Peut-être que c’est une façon de calmer le truc. On va s’en prendre à des jeunes filles qu’on voit très bien, qui n’ont pas le visage couvert… C’est un peu pour dévier du problème majeur où personne ne sait très bien quoi faire »
Poursuivant sa réflexion, Sophie Marceau a insisté sur la priorité à donner aux vrais dangers et au respect de la liberté des femmes :
« Il y a des problèmes plus importants, évidemment il y a plein de choses qui se collent là-dessus, mais concentrons-nous sur ce qui peut être un danger. Je suis féministe. Je défends les femmes. Mais si les femmes ont envie de s’habiller pour aller sur la plage, qu’elles le fassent. Il faut pouvoir faire ce qu’on a envie de faire sans déranger l’autre »
Ces propos mettent en lumière une position mesurée mais assumée : pour Sophie Marceau, le burkini n’est pas un symbole de division, mais un choix personnel qui doit être respecté. Dans un contexte où ce vêtement continue de cristalliser les tensions, son avis rappelle que liberté et féminisme peuvent coexister dans le respect des convictions de chacune. C’est du moins ce qu’elle espère.
