Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Le retour potentiel de Jayson Tatum cette saison suscite de nombreuses attentes à Boston. Blessé au tendon d’Achille lors des playoffs 2025, il n’a encore disputé aucun match. Pourtant, la bonne saison collective relance l’idée d’un comeback rapide. Kenyon Martin estime que cette option pourrait être risquée.
Habituellement, une telle blessure nécessite près d’un an de récupération complète. Or la progression du joueur paraît plus rapide que prévu, ce qui alimente l’espoir d’un retour avant les playoffs. Certains imaginent déjà que sa présence pourrait transformer Boston en favori immédiat au titre. Mais cette projection collective ne correspond pas forcément à l’intérêt du joueur.
Kenyon Martin, passé lui-même par des blessures importantes, insiste sur la prudence. « Je ne veux pas qu’il revienne trop vite et risque d’aggraver la situation », explique-t-il, rappelant que ce type de décision peut influencer toute une carrière.
La carrière avant l’objectif collectif
Selon lui, la réflexion doit rester strictement personnelle. « C’est entre lui et Dieu… la décision doit être la meilleure pour lui, pas pour l’équipe maintenant. C’est sa carrière », affirme-t-il, soulignant que les années de travail priment sur la pression sportive immédiate. Il considère qu’un retour anticipé pourrait compromettre l’ensemble du parcours professionnel.
Tatum lui-même reste prudent dans ses déclarations après avoir repris l’entraînement. « Cela fait 39 semaines depuis l’opération… l’entraînement était juste l’étape suivante. Ça ne veut pas dire que je reviens cette saison ou pas », a-t-il confié, confirmant que la progression suit un plan médical précis plutôt qu’un calendrier compétitif.
La situation est d’autant plus délicate que Boston réalise une excellente saison sans lui. Ce contexte renforce la tentation d’un retour rapide pour maximiser les chances de titre. Mais il augmente aussi le risque d’une décision influencée par l’environnement plutôt que par la santé.
Les blessures au tendon d’Achille ont historiquement modifié des trajectoires de carrière lorsqu’elles étaient mal gérées. Les franchises privilégient désormais la prudence, même pour leurs stars. La longévité devient un facteur aussi important que la performance immédiate. Le choix final appartiendra donc uniquement au joueur. Entre ambition collective et préservation physique, la décision définira probablement la suite de sa carrière autant que la saison actuelle des Celtics.
