Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Le All-Star Game 2026 a offert un scénario inhabituel avec un mini-tournoi opposant différentes sélections. Dans ce contexte plus compétitif que les éditions récentes, certains joueurs ont décidé de prendre l’événement très au sérieux, à commencer par Vicor Wembanyama. Anthony Edwards a suivi le mouvement.
La sélection USA Stars a remporté le tournoi après une finale largement dominée, mais le match le plus commenté reste celui face à l’équipe internationale. Cette rencontre, beaucoup plus serrée, a donné le ton du week-end et renforcé l’idée d’une rivalité grandissante entre joueurs américains et stars venues du monde entier.
Après la victoire, Edwards a expliqué quelle rencontre comptait le plus pour lui : « Probablement battre l’équipe du monde. Parce qu’ils disent être les meilleurs joueurs du monde. Donc les battre, c’est la meilleure sensation possible. » Une phrase simple, mais qui résume parfaitement l’état d’esprit avec lequel il avait abordé la soirée.
Une rivalité USA vs Monde assumée
Depuis plusieurs années, les trophées individuels majeurs sont dominés par des joueurs internationaux. Les derniers MVP et une grande partie des All-NBA récents viennent de l’extérieur des États-Unis, ce qui nourrit le débat sur l’origine des meilleurs joueurs actuels. Edwards a clairement voulu répondre sur le terrain.
Il a terminé MVP du tournoi avec plus de trente points cumulés sur les trois matchs, tout en étant décisif lors des moments clés. Sa performance a notamment permis de renverser la dynamique en finale après une série offensive qui a définitivement creusé l’écart. Pour lui, c’était une manière concrète de défendre le basket américain.
Il a aussi évoqué l’implication de certaines superstars internationales pendant la soirée : « Sans manquer de respect à Luka et Jokic, ce sont deux des meilleurs joueurs de la ligue. Mais ils n’essaient pas vraiment de jouer le All-Star Game. » Une remarque qui souligne l’écart d’intensité perçu entre les équipes.
Il faut toutefois rappeler que plusieurs joueurs géraient des blessures et ont joué avec prudence. Malgré cela, le contraste d’engagement a été visible et a renforcé la portée symbolique de la victoire américaine. Le match a ainsi ressemblé à une démonstration d’orgueil plus qu’à une simple exhibition. Pour Edwards, ce trophée dépasse largement le cadre du spectacle. Il s’agit d’un message envoyé à la ligue entière sur la compétitivité et la fierté nationale.
