Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
À 58 ans, Olivier Minne assume pleinement son choix d’avoir vécu plusieurs années loin de la France. Installé aux États-Unis pendant près de deux décennies, l’animateur, aujourd’hui de retour sur le devant de la scène avec son succès sur M6, avait expliqué sans détour les raisons profondes de son expatriation et ce que cette parenthèse américaine lui avait apporté.
Présentateur très connu du petit écran, Olivier Minne a marqué la télévision française, de Fort Boyard qu’il a animé pendant plus de vingt ans à son rôle actuel sur M6, à la tête du Maillon Faible. Pourtant, derrière cette carrière solidement implantée en France, le quinquagénaire a choisi de passer de longues années à Los Angeles pour trouver un équilibre personnel qu’il ne retrouvait pas chez lui.
Cette expatriation, il ne la regrette pas et la décrit comme un véritable moteur dans sa vie et son développement. Olivier Minne a ainsi découvert en Californie une liberté qu’il n’avait jamais connue, comme il l’avait confié pour « Gala » :
« Los Angeles m’a libéré d’une pudeur, de complexes : dans cette ville, je peux suivre toutes mes envies. […] Aux États-Unis, je peux me rendre plus facilement qu’à Paris au supermarché du coin, habillé d’un jogging ou les cheveux en bataille… Quand on me reconnaît je suis toujours touché, mais je ne le vis pas comme une intrusion. J’ai au contraire le sentiment d’avoir su créer un lien [avec les Américains] »
Pendant ses années californiennes, Olivier Minne s’est construit une routine exigeante, entre sport et travail intellectuel. Il expliquait ainsi :
« Je me lève à 5h30. Je fais de la muscu et du cardiotraining dans un club pour dénouer le corps mais aussi l’esprit dans la foulée, puis séances d’écriture et de lectures, visionnages de films anciens autant pour m’instruire sur la psyché américaine à travers les époques que pour me divertir »
Aujourd’hui, même si son activité professionnelle est centrée sur la France, l’animateur conserve une attache forte avec les États-Unis. Son passage outre-Atlantique n’a pas été une fuite, mais une étape nécessaire pour se construire pleinement et acquérir une liberté qu’il estime essentielle. Cette double vie lui offre un regard unique sur son métier et sur lui-même, qu’il revendique avec sérénité.
Grâce à ce parcours, Olivier Minne semble avoir trouvé un équilibre entre ses racines françaises et sa vie américaine, profitant pleinement des enseignements de son éloignement et de cette autonomie retrouvée.
