Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Figure familière du paysage audiovisuel français, Guy Carlier n’a jamais eu pour habitude de manier la langue de bois. Des plateaux télé aux livres, l’ancien chroniqueur s’est souvent livré sans fard sur ses succès comme sur ses excès. Mais lorsqu’il aborde la question de l’argent, la curiosité redouble. Et ses révélations récentes pourraient bien en laisser plus d’un sans voix.
Figure très connue du paysage médiatique, Guy Carlier a longtemps incarné une certaine liberté de ton à la télévision. Auteur, humoriste et chroniqueur, il a marqué les années 2000 par ses interventions tranchantes et son humour parfois dérangeant. Un style qui lui a valu autant d’admirateurs que de détracteurs, mais aussi une place de choix dans des émissions devenues cultes.
À cette époque, Guy Carlier officie notamment dans On ne peut pas plaire à tout le monde, animée par Marc-Olivier Fogiel sur France 3. Le programme, suivi par des millions de téléspectateurs, s’impose alors comme un rendez-vous incontournable du PAF. Le chroniqueur y occupe une place centrale, grâce à des billets incisifs et très personnels, qui font souvent réagir.
Invité, des années plus tard, par Jordan de Luxe, le septuagénaire est revenu sans détour sur les coulisses financières de cette période faste. L’occasion pour lui de lever le voile sur des rémunérations rarement évoquées publiquement, et encore moins avec une telle précision. Face au micro, l’ancien pilier du talk-show a assumé des chiffres qui peuvent surprendre, voire choquer. Jordan de Luxe, dans son émission, l’a ainsi interrogé sur ce qu’il gagnait réellement à l’époque :
« J’ai gagné jusqu’à 25.000 euros par mois pour cette émission. Il faut savoir, parce que ça, les gens ne vous le disent pas, que quand vous êtes chroniqueur, vous touchez les droits d’auteur calculés en fonction de l’horaire et de l’audience. Donc je re-touchais 2 500 euros de droits d’auteur à chaque émission. Ça veut dire en gros 10.000 euros, donc on va dire environ 40 000 euros par mois au total ».
Des montants qui donnent le tournis et qui rappellent à quel point certains visages du petit écran ont pu bénéficier de conditions financières très avantageuses au sommet de leur notoriété. Mais l’auteur ne s’est pas arrêté là. Interrogé sur sa situation actuelle, celui qui a aussi mené une carrière loin des caméras a tenu à jouer cartes sur table. Toujours face à Jordan de Luxe, Guy Carlier a ainsi détaillé le montant de sa retraite mensuelle :
« J’ai plusieurs retraites car j’étais cadre financier. Donc j’ai une retraite de cette époque-là. Ça a duré quand même une quinzaine d’années, et puis je touche la retraite de la SACEM. Donc je touche ça, des droits d’auteur, etc… On va dire, si vous voulez un chiffre, comme retraite, je touche 3.500 euros ».
Ces confidences, livrées sans filtre, dessinent le portrait d’un homme qui assume pleinement son parcours et les privilèges qui ont pu l’accompagner. Entre succès médiatique et stabilité financière, Guy Carlier rappelle surtout que la télévision, lorsqu’elle sourit, peut parfois rapporter bien plus que ce que le public imagine.
