Par Rédaction | Sport
L’arrivée de Lonzo Ball à Cleveland devait relancer sa carrière après plusieurs années freinées par les blessures. L’idée semblait logique : un meneur intelligent, défenseur solide et capable d’organiser le jeu dans une équipe ambitieuse. Mais la saison a rapidement pris une autre direction, bien loin des attentes initiales.
Au fil des matchs, son rôle a diminué et son impact offensif est devenu problématique. Les Cavaliers visaient le haut du classement, pourtant les difficultés du meneur ont souvent été pointées du doigt. Cette situation a relancé les débats autour de son niveau réel après ses longues absences. Au final, même Cleveland a décidé de se débarrasser de lui.
Ses statistiques n’ont pas aidé à calmer les critiques. Après un retour déjà compliqué à Chicago, sa production a encore chuté, notamment au tir où son adresse s’est effondrée. Pour certains observateurs, il ne s’agissait plus d’un simple manque de rythme mais d’une vraie perte d’efficacité.
Une situation devenue compliquée
Jeff Teague, lui, n’a pas mâché ses mots : « Ils me sont tombés dessus quand j’ai dit que je pouvais faire ça. Ils disaient : ‘Lonzo est dix fois meilleur que toi, tu ne peux pas sortir du canapé et faire ça.’ J’ai répondu que je pouvais au moins mettre un tir. Si j’avais ces statistiques, j’aurais su qu’il était temps d’arrêter. Je te jure que si j’avais ces chiffres, c’était fini pour moi. »
Ces propos reflètent la perception d’une partie du milieu NBA. Pour un ancien All-Star, voir un joueur continuer malgré une telle baisse de rendement peut sembler nuire à sa réputation. L’idée avancée par Teague est simple : parfois, s’accrocher prolonge la chute au lieu de préserver l’héritage. La franchise de Cleveland a finalement tranché en l’incluant dans un échange à trois équipes, direction Utah. Le choix était aussi financier, l’équipe étant déjà très chargée en masse salariale.
La suite reste incertaine puisque le meneur pourrait être coupé et devenir agent libre. À 28 ans, l’âge ne ferme pas encore les portes, mais son corps et son adresse interrogent sérieusement les dirigeants. Les équipes hésitent toujours face à un pari médical.
Malgré tout, son profil défensif et sa vision du jeu existent toujours. S’il retrouve un minimum de rythme et surtout de confiance au tir, une rotation pourrait lui être offerte ailleurs. Dans le cas contraire, la ligue pourrait se détourner rapidement. Le basket a déjà connu des retours improbables, mais ils demandent souvent un changement de rôle et d’attentes. Pour Lonzo Ball, la prochaine opportunité devra probablement passer par cette adaptation.
