Par Rédaction | Sport
La Draft 2026 est déjà décrite comme l’une des plus prometteuses de ces dernières décennies. Les dirigeants NBA voient dans cette cuvée un potentiel comparable aux classes mythiques de 1984, 1996 ou 2003. Dans un tel contexte, décrocher le premier choix ne représente pas seulement un privilège sportif, mais un véritable levier économique et stratégique pour l’avenir d’une franchise.
Avoir le premier pick, c’est contrôler le destin de la Draft. Ce n’est plus le tableau qui dicte vos choix, mais vous qui façonnez le tableau. Peu importe la direction prise — besoin intérieur, créateur, ailier polyvalent — la marge d’erreur est minimale lorsqu’on choisit en tête d’affiche. C’est précisément cette valeur que Brian Windhorst a récemment mise en lumière.
Sur le podcast “The Hoop Collective”, le journaliste a révélé : « Un dirigeant m’a dit que le premier choix vaut 100 millions de dollars ». Il a poursuivi : « Si on donnait la possibilité d’acheter ce pick, des équipes paieraient 100 millions pour l’obtenir. Gardez ça en tête quand vous voyez que le Jazz a été sanctionné de 500 000 dollars ». Une déclaration forte qui illustre l’ampleur de l’enjeu.
Un investissement colossal pour l’avenir
Windhorst faisait référence à l’amende infligée à Utah pour la gestion controversée d’un match face au Heat. La franchise avait reposé plusieurs titulaires, suscitant l’attention de la ligue. Mais comparée à la valeur potentielle du premier choix, une amende de 500 000 dollars paraît dérisoire pour une organisation valorisée à plusieurs milliards.
La perspective d’un talent générationnel change tout. Qu’il s’agisse de Darryn Peterson, Cam Boozer ou AJ Dybantsa, les profils attendus en 2026 sont perçus comme capables de transformer une franchise. Sécuriser le premier choix, c’est s’assurer le droit exclusif de bâtir autour d’un joueur potentiellement All-NBA pour la prochaine décennie.
Certains observateurs sont même allés plus loin, évoquant l’idée radicale de supprimer la Draft pour faire des rookies de véritables agents libres. L’ancien coach Stan Van Gundy a ainsi proposé : « Si vous voulez donner 45 millions par an à Cooper Flagg en sortie d’université, faites-le. Tout le monde devient agent libre, et il n’y a plus aucune incitation à perdre ». Une vision audacieuse qui bouleverserait totalement l’équilibre actuel.
Qu’elle reste théorique ou non, cette discussion révèle une réalité économique claire : la jeunesse élite vaut de l’or en NBA. Quand des dirigeants estiment qu’un simple emplacement de Draft vaut 100 millions de dollars, cela montre à quel point la classe 2026 est considérée comme un trésor stratégique. Pour certaines franchises, décrocher ce pick pourrait valoir bien plus qu’un simple pari sportif.
