Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Les critiques autour du leadership de Chris Paul l’ont accompagné durant une grande partie de sa carrière. Jugé parfois exigeant, parfois abrasif, le meneur a souvent été décrit comme difficile à vivre dans un vestiaire. Désormais retraité après vingt saisons NBA, il a tenu à répondre frontalement à cette réputation persistante.
Passé notamment par les Clippers, Chris Paul a vu son aventure californienne se terminer brutalement. Écarté puis transféré avant d’être coupé, le « Point God » n’a pas choisi la manière dont son parcours s’est achevé. Pour beaucoup d’observateurs, son tempérament compétitif aurait joué un rôle dans cette séparation.
Invité du podcast “7PM in Brooklyn”, il a rejeté cette lecture simpliste. « Quand tout ça s’est passé avec les Clippers… je ne parle pas vraiment à beaucoup de monde, mais je parle à Kawhi presque toutes les semaines », a-t-il expliqué. Puis il a lancé : « Si j’étais vraiment si mauvais que ça, pourquoi je parlerais avec Kawhi ? On discute tout le temps. C’est un super gars ». Un argument clair pour défendre sa relation avec les stars.
Un leader qui revendique sa capacité d’adaptation
Paul insiste sur un point : sa longévité n’est pas un hasard. Il estime avoir survécu vingt ans au plus haut niveau grâce à sa faculté d’adaptation aux différents vestiaires qu’il a connus. « J’ai été dans tellement de situations différentes que tu apprends quand parler et quand te taire », a-t-il expliqué pour souligner son évolution au fil des années.
Il a également révélé un épisode surprenant survenu pendant un camp d’entraînement. « Après avoir parlé un moment avec un coéquipier, quelqu’un est venu me dire qu’ils ne voulaient pas que je donne des conseils aux joueurs », a-t-il raconté. Une situation qu’il qualifie d’« intéressante », laissant entendre que son expérience n’était pas toujours utilisée comme il l’aurait souhaité.
Avant ce dernier passage mouvementé, Paul pensait déjà que son aventure avec les Spurs serait sa sortie définitive. Il avait même préparé mentalement ses adieux. « J’ai traité le dernier mois comme si c’était fini », a-t-il confié, évoquant la présence de sa famille pour ce qu’il croyait être son ultime match.
Pourtant, l’été suivant a ravivé sa flamme. « Je suis rentré, je me suis entraîné avec mon fils et je me suis dit : je suis encore trop bon pour prendre ma retraite maintenant », a-t-il admis. Finalement, sa carrière s’est achevée sans véritable tournée d’adieux, mais Paul tient à rappeler que son héritage ne se résume pas à des rumeurs sur son caractère.
