Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Connue du grand public pour sa carrière de mannequin, Adriana Karembeu a aussi tenté l’aventure du cinéma au début des années 2000. Une expérience marquante, d’autant plus qu’elle partageait l’affiche avec un monument du cinéma français. Vingt ans plus tard, elle en garde un souvenir précis, teinté de stress… et de surprise.
Figure emblématique des podiums internationaux, Adriana Karembeu a franchi un cap inattendu en 2004 en faisant ses débuts sur grand écran. Face à elle, Gérard Jugnot, acteur populaire et membre historique du Splendid, qui réalisait et jouait dans le film Trois petites filles. Un contexte impressionnant pour la jeune actrice débutante, alors encore peu à l’aise avec la langue française.
À l’époque, Adriana Karembeu doute d’elle-même et hésite longuement avant d’accepter le rôle. Invitée plusieurs années plus tard sur Sud Radio, elle est revenue sur l’angoisse qui l’habitait au moment de ce tournage si particulier :
« Qu’est-ce que j’étais stressée ! J’étais hyper stressée. Comme d’habitude, j’ai dit non au début, et après je me suis laissé convaincre, mais j’avais très peur parce qu’à l’époque je parlais encore très mal français. J’étais très impressionnée à côté de Gérard Jugnot. Finalement, c’était plutôt bien pour moi, je m’en suis plutôt bien sortie. Et quelle expérience ! »
Si cette première immersion dans le cinéma s’est globalement bien déroulée, une scène en particulier a profondément marqué Adriana Karembeu. Le film comportait en effet un baiser à l’écran, une grande première pour elle, d’autant plus délicate qu’elle avait vingt ans de moins que son partenaire. Toujours au même micro, elle racontait sans détour ce moment inattendu :
« C’est lui qui m’a fait le premier baiser de cinéma. Et c’était bon, en plus ! Je sais pas si on peut dire ça (rires) ! Disons que c’était surprenant. Ce contact physique, ce n’est pas rien. Ça m’a perturbée trois jours. Je me suis dit que c’était chaud, quand même. »
Avec le recul, cette scène, source de stress sur le moment, est devenue un souvenir presque tendre pour l’ancienne mannequin. Adriana Karembeu et Gérard Jugnot ont d’ailleurs conservé une relation cordiale et complice, plaisantant parfois sur ces débuts cinématographiques hors normes.
Cette anecdote illustre à quel point ses premiers pas d’actrice ont été vécus avec intensité, loin de l’image lisse associée à sa carrière de mannequin. Une parenthèse de cinéma qui, deux décennies plus tard, continue de faire sourire… et de surprendre.
