À 46 ans, les confidences choc de Noémie Lenoir : « Pour avoir des relations intimes, j’étais obligée de…

Noémie Lenoir
Konbini (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Pendant des années, Noémie Lenoir a incarné une réussite éclatante, entre défilés prestigieux et couvertures de magazines internationaux. Derrière cette image maîtrisée, le parcours de l’ancienne top model était pourtant traversé par une profonde fragilité. Aujourd’hui, elle accepte de lever le voile sur une souffrance intime longtemps tue. Et ses mots résonnent comme un électrochoc.

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Mannequin au rayonnement mondial dans les années 2000, Noémie Lenoir a connu une ascension fulgurante, mais aussi une entrée brutale dans un univers adulte pour lequel elle n’était pas préparée. Très jeune, la Française a développé un rapport douloureux à son corps, nourri par la pression du milieu de la mode et un profond sentiment de décalage. Une fragilité qui s’est rapidement transformée en dépression, puis en addiction.

Propulsée sur le devant de la scène alors qu’elle n’avait pas encore vingt ans, Noémie Lenoir a expliqué avoir sombré dans l’alcoolisme dès l’âge de 19 ans. Invitée au micro de Julie Bourges, elle est revenue sur cette période charnière, évoquant la violence du passage de l’adolescence à l’âge adulte, et la manière dont son corps est devenu une source de malaise permanent :

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« Tu passes de l’enfance à femme en quelques mois. ‘À l’école, on m’appelait Kleenex. Je n’avais pas de seins, je n’étais pas réglée. Je n’étais pas du tout dans la séduction avec mon corps. Je faisais 48 kilos pour 1m77. Ce n’est pas le mannequinat qui m’a fait perdre mes kilos, c’est moi et ma dépression. Même un magazine anglais a appelé mon agence : ‘Noémie est trop maigre, elle doit prendre du poids’ »

L’alcool est alors devenu pour elle un refuge, une béquille face à un mal-être qu’elle ne parvenait pas à formuler autrement. Si elle affirme aujourd’hui ne plus boire, Noémie Lenoir parle d’une vigilance constante, consciente qu’une addiction ne disparaît jamais totalement. Ce recours à l’alcool dépassait largement le cadre festif et s’immisçait jusque dans sa vie la plus intime.

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Toujours au cours de cet entretien, l’ancienne égérie a livré une confession particulièrement forte sur la place que tenait l’alcool dans ses relations amoureuses, révélant à quel point son rapport à la féminité était altéré à l’époque :

« Avant, quand j’avais des relations sexuelles, j’étais obligée de boire… C’était le seul moment où je pouvais me désinhiber. Aujourd’hui je trouve un autre plaisir avec mon corps »

Cette spirale destructrice a fini par la conduire à une tentative de suicide au début des années 2010, un épisode qu’elle considère aujourd’hui comme un point de bascule. Depuis, Noémie Lenoir a entrepris un long travail de reconstruction, entourée de proches et accompagnée sur le plan thérapeutique, afin de réapprendre à habiter son corps sans artifices.

En choisissant de raconter ces blessures sans détour, Noémie Lenoir ne cherche ni à choquer ni à susciter la compassion. Elle entend surtout briser le vernis de perfection associé au mannequinat et offrir un témoignage brut, capable d’aider celles et ceux qui traversent les mêmes combats silencieux. Une parole rare, qui transforme une histoire de douleur en message de lucidité et de résilience.

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