Par Rédaction | Sport
Le débat du GOAT revient sans cesse dans les conversations NBA. Michael Jordan, LeBron James, Kobe Bryant : chacun a ses arguments, chacun a ses partisans. Pourtant, ces comparaisons finissent souvent par tourner en rond. Pour Joakim Noah, la question est peut-être mal posée depuis le départ.
L’ancien pivot des Bulls estime que vouloir absolument désigner un seul “plus grand de tous les temps” empêche d’apprécier pleinement des carrières uniques. Les générations diffèrent, les styles évoluent, les contextes changent. Comparer des époques devient alors un exercice aussi subjectif qu’interminable. Noah préfère prendre du recul plutôt que d’entrer dans une bataille de chiffres et d’anneaux.
Invité du podcast “The Hoop Genius”, il a utilisé une comparaison inattendue pour illustrer son point de vue. « Qui est le meilleur ? Vous savez, Baron Davis a dit quelque chose là-dessus. On ne demande pas qui est le meilleur entre Picasso et Dalí… la grandeur, c’est la grandeur », a-t-il expliqué. Une image forte pour souligner que deux artistes peuvent coexister au sommet sans que l’on soit obligé d’en rabaisser un.
Deux légendes, deux styles incomparables
Noah voit dans la rivalité LeBron–Jordan un parallèle évident avec ces grands noms de la peinture. Deux joueurs d’exception, issus d’époques différentes, avec des qualités distinctes et une manière propre de dominer. L’un a marqué les années 90 par son efficacité clinique en Finales et son instinct de tueur. L’autre s’est imposé par sa longévité, sa polyvalence et son impact sur plusieurs franchises.
Pour Noah, la discussion devrait s’arrêter là. « Le meilleur joueur contre qui j’ai joué ? Je dirais LeBron James. Franchement, je déteste ce débat du GOAT. Est-ce que LeBron et Jordan ne peuvent pas être grands tous les deux ? Il faut forcément dire qui est meilleur ? Ils ne se sont jamais affrontés, ce sont des joueurs complètement différents… C’est difficile à dire, apprécions simplement la grandeur », a-t-il conclu. Le message est limpide.
Son avis est aussi façonné par son vécu. Noah a affronté LeBron à de nombreuses reprises au sommet de leur forme respective. Les Bulls de Chicago se sont souvent heurtés aux équipes du “King” dans les moments décisifs. Chaque campagne ambitieuse finissait par croiser sa route. Pour lui, l’impact direct de James sur sa carrière parle de lui-même.
Cela ne signifie pas qu’il minimise l’héritage de Jordan. Au contraire, il refuse simplement d’entrer dans une hiérarchie figée qui opposerait deux icônes. Les comparer de manière définitive reviendrait à ignorer leurs contextes et leurs différences. Noah préfère reconnaître la singularité de chacun.
