La star tellement nulle en chant que les Enfoirés ont dû lui couper le micro tout le concert : « Elle…

Jean-Jacques Goldman et Patrick Bruel
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Chaque année, le spectacle des Enfoirés réunit une impressionnante brochette de célébrités venues prêter main-forte aux Restos du Cœur. Un moment présenté comme festif, populaire et bienveillant. Mais derrière l’énergie collective et les refrains repris à l’unisson, tout ne se passe pas toujours comme prévu. Et certains participants en ont fait les frais, micros coupés à la clé.

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Figure emblématique du spectacle caritatif des Enfoirés, Sébastien Chabal n’est pourtant ni chanteur ni comédien de formation. L’ancien international français de rugby, reconverti en personnalité médiatique, a longtemps accepté les règles du jeu sans jamais prétendre briller vocalement. À ses côtés, deux membres de la Bande à Fifi, Elodie Fontan et Julien Arruti, ont eux aussi vécu une expérience pour le moins déstabilisante. Tous les trois partagent aujourd’hui le même souvenir embarrassant, survenu loin des caméras.

Si l’événement repose avant tout sur l’engagement et la solidarité, la réalité artistique impose parfois des choix radicaux. Car sur scène, la bonne volonté ne suffit pas toujours à masquer certaines lacunes musicales. Et lorsque les essais en répétition ne sont pas concluants, la production n’hésite pas à trancher. Une décision difficile, mais assumée, qui a concerné plusieurs personnalités pourtant très appréciées du public.

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L’ancien joueur du XV de France a été le premier à évoquer publiquement cette situation. Lors d’une prise de parole restée célèbre, Sébastien Chabal avait reconnu sans détour, avec son franc-parler habituel, les limites de ses capacités vocales. Il expliquait alors, non sans autodérision, selon ses propres mots :

« Je ne suis pas chanteur, je ne suis pas acteur. C’est pour ça qu’ils mettent mon micro sur off d’ailleurs. »

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Mais le rugbyman n’a pas été un cas isolé. Deux figures de la troupe humoristique menée par Philippe Lacheau ont également vu leur enthousiasme freiné net lors des répétitions parisiennes. Revenant sur cet épisode, le réalisateur et comédien avait détaillé les difficultés rencontrées par son complice Julien Arruti, dans un récit aussi cru qu’amusé :

« Julien devait chanter également mais lorsqu’on a fait des essais à Paris, il chantait trop mal… Dès la première phrase qu’il a chantée lors des répétitions, les musiciens ont arrêté de jouer. Ils étaient gênés, ils ne savaient pas comment lui dire que ça n’allait pas le faire. »

Présente elle aussi sur scène, Elodie Fontan n’avait pas manqué de compléter cette anecdote, décrivant la sincérité et la naïveté de son camarade face à la situation. L’actrice livrait alors cette scène presque attendrissante :

« C’était mignon car il était tellement content de chanter qu’il leur a demandé des conseils du genre “Comment je peux faire pour m’améliorer ?”, “Est-ce que je suis trop haut ?”, “Est-ce que je suis hors tempo ?” et la production des Enfoirés lui a répondu très normalement : “Désolé, mais on part de trop loin là”. »

Ironie du sort, l’interprète de nombreuses comédies populaires n’était pas la seule concernée par ce verdict sans appel. Responsable des Enfoirés au sein des Restos du Cœur, Sophie Bazou avait confirmé que la situation dépassait le seul cas de Julien Arruti, évoquant également celui d’Elodie Fontan avec une franchise désarmante :

« Elle chantait trop faux. C’était pire que Julien… »

Ces épisodes rappellent que, même dans un cadre caritatif, certaines exigences artistiques restent incontournables. Pour autant, ni Sébastien Chabal, ni Elodie Fontan, ni Julien Arruti n’ont jamais remis en cause leur participation. Tous ont accepté la décision avec humour, conscients que l’essentiel se joue ailleurs que dans la justesse d’une note. Aux Enfoirés, la solidarité demeure la vraie vedette, même lorsque les micros restent éteints.

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