Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La relation entre Draymond Green et Kendrick Perkins est tendue depuis des années, et le dernier épisode n’a rien arrangé. Après la mauvaise prestation de Green face à Boston, Perkins a remis en cause son état d’esprit. Fidèle à sa réputation, l’intérieur des Warriors n’a pas laissé passer la critique sans répondre.
Cette saison est contrastée pour Green. À 34 ans et dans sa 14e campagne NBA, ses statistiques offensives sont en baisse, avec un peu plus de huit points par match et une adresse irrégulière. Pourtant, son impact ne se limite pas aux chiffres. Quelques jours avant le All-Star break, il avait livré une performance complète, flirtant avec le triple-double et rappelant pourquoi il reste un rouage essentiel de Golden State.
La sortie de Perkins sur le podcast “Road Trippin’” a néanmoins fait réagir. Il avait affirmé que l’attention de Green n’était peut-être plus tournée vers le basket. Sur son propre podcast, Draymond a répliqué : « Dans le monde dans lequel on vit, ces gars ont besoin de quelque chose à dire chaque jour. Alors ils font toute une histoire de pas grand-chose. Avant le All-Star break, tout le monde disait : ‘Oh mon Dieu, Draymond a remonté le temps, il a été énorme.’ Et après un mauvais match, ça devient : ‘Je ne sais pas où est sa tête.’ On n’a plus le droit de faire un mauvais match ? ».
Une réponse personnelle et assumée
Green ne s’est pas contenté de dénoncer le traitement médiatique. Il a visé directement Perkins en comparant leurs fins de carrière respectives. « On a les vidéos. On a tes écrans, tes tirs, tes jump hooks, Perk. Fais attention, on peut ressortir les clips. Je peux te promettre, Big Perk, je ne suis pas là où toi tu étais à la fin de ta carrière », a-t-il lancé. Une pique claire, rappelant la baisse de rendement de Perkins lors de ses dernières saisons.
Il faut reconnaître que Perkins avait vu son rôle diminuer nettement dans les dernières années, enchaînant les passages à Oklahoma City, New Orleans puis Cleveland avant de prendre sa retraite. Green, malgré une production offensive en recul, reste titulaire dans une équipe ambitieuse et conserve un rôle majeur défensivement. La comparaison, même provocatrice, s’appuie sur des réalités différentes.
Ce nouvel échange illustre aussi la porosité entre anciens joueurs devenus consultants et acteurs encore en activité. Les critiques sont plus directes, les réponses tout aussi tranchantes. Green, qui possède sa propre plateforme médiatique, n’hésite jamais à se défendre publiquement, quitte à envenimer la situation.
Sur le fond, Golden State aura surtout besoin que son vétéran retrouve de la constance, plus que de nouvelles polémiques. Les Warriors restent engagés dans la course aux playoffs et chaque performance compte. Un match raté ne définit pas une saison, mais l’enchaînement peut devenir problématique.
