Par Rédaction | Sport
La course au premier choix de la prochaine draft NBA se précise, et deux noms dominent les discussions : Darryn Peterson et AJ Dybantsa. Si le premier reste souvent projeté en tête, certaines interrogations commencent à émerger. Son irrégularité et une sortie prématurée lors d’un récent match universitaire ont alimenté le débat. Bill Simmons n’a pas tardé à exprimer ses doutes.
Peterson possède pourtant un arsenal offensif déjà très avancé pour son âge. Sa capacité à créer son tir et à scorer à plusieurs niveaux séduit les recruteurs depuis des années. Mais des absences répétées et des décisions jugées surprenantes ont semé un léger trouble. Dans une draft où chaque détail est scruté, l’attitude et la compétitivité deviennent des critères centraux.
Sur son podcast, Bill Simmons a été direct. « À moins qu’il ne soit vraiment blessé, ce qui est une nouvelle théorie, je pense que les équipes accordent énormément d’importance à la compétitivité. C’est la leçon numéro un qu’on a apprise en NBA ces quinze dernières années : c’est une bonne idée d’avoir des joueurs compétitifs. Avec l’histoire à Kansas, ça devient étrange. Il y a peut-être de meilleurs choix », a-t-il expliqué. Le message vise clairement le profil mental autant que le talent brut.
Le spectre d’un précédent encombrant
Simmons est même allé plus loin en évoquant un souvenir marquant. « Je n’aime pas ça. Je ne comprends pas. Il me fait penser à Ben Simmons à LSU quand il était juste là : ‘Moi, j’arrête.’ Il ne se souciait même pas de savoir s’ils allaient jouer le NIT. J’espère qu’il y a vraiment quelque chose de physique qu’il a peur d’aggraver, ce serait mon espoir ». La comparaison avec Ben Simmons n’est pas anodine.
L’ancien numéro un de draft avait déjà suscité des interrogations sur son implication avant même d’arriver en NBA. Depuis, les franchises se montrent plus prudentes face aux profils dont l’intensité est questionnée. Les dirigeants savent qu’un mauvais choix en tête de draft peut coûter des années de reconstruction et parfois leur propre poste. La dimension psychologique pèse autant que les statistiques.
À l’inverse, AJ Dybantsa renvoie l’image d’un joueur prêt à tout donner. Ses récentes performances avec BYU, où il enchaîne les rencontres à plus de quarante minutes, renforcent cette perception. Après une prolongation marquante, il a résumé son état d’esprit : « S’ils ont besoin que je joue 40 minutes, je jouerai 40 minutes ». Une phrase simple, mais qui résonne dans le contexte actuel.
Simmons estime d’ailleurs que ce profil rassure davantage les décideurs. « C’est là que Dybantsa devient un choix plus simple, parce qu’au final, ce sont des gens qui peuvent être virés s’ils se trompent. Tu te tournes vers le gars qui fait 2m03, corps parfait. Au pire des cas, ce sera un Andrew Wiggins en mieux », a-t-il ajouté. L’argument est pragmatique, presque froid.
