Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Les Jeux de Paris 2024 ont peut-être marqué la dernière apparition commune de LeBron James, Stephen Curry et Kevin Durant sous le maillot américain. Beaucoup ont interprété ce tournoi comme un point final pour toute une génération. Pourtant, Kevin Durant assure qu’il n’a jamais annoncé la fin de son aventure olympique. Et il vise déjà Los Angeles 2028.
À 37 ans, l’ailier des Rockets continue d’évoluer à un niveau élite en NBA. Ses moyennes offensives restent impressionnantes et son efficacité demeure remarquable. Contrairement à LeBron, qui a laissé entendre que Paris serait son dernier tournoi, Durant affirme ne jamais avoir fermé la porte. Pour lui, la décision dépendra uniquement de son niveau de jeu et de sa santé.
Dans un entretien récent, il a clarifié les choses. « C’est vous, les médias, qui avez projeté ça. Cette histoire de ‘Last Dance’, ça vient d’où ? Je n’ai jamais dit que je ne jouerais plus. LeBron l’a dit. Vous n’avez pas entendu ça de la bouche de Steph ou de la mienne », a-t-il déclaré. Puis il a ajouté sans détour : « Bien sûr que je veux jouer. J’adorerais, mais je dois rester au sommet de mon jeu. Je ne veux pas une place par ancienneté. Je veux prouver que je peux encore aider l’équipe à gagner… Aujourd’hui, oui, je mettrais mon nom dans le chapeau ».
Un héritage olympique déjà historique
Durant n’a pas besoin de rappeler son importance avec Team USA, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes. Il est le meilleur marqueur olympique de l’histoire américaine, hommes et femmes confondus, et le premier basketteur masculin à décrocher quatre médailles d’or. Dans les grands rendez-vous, il a souvent été l’option numéro un. Sa constance sur la scène internationale renforce la crédibilité de sa candidature.
Lors des précédentes finales olympiques, il a multiplié les performances décisives, notamment face à l’Espagne, la Serbie ou encore lors du sacre à Tokyo. Même à Paris, il a encore répondu présent dans le match pour l’or. Ce sens du moment clé constitue un atout majeur pour une sélection toujours plus challengée par la montée en puissance du basket international.
Reste évidemment la question du temps. En 2028, il aura 39 ans et devra maintenir un niveau physique exigeant. Mais son jeu, davantage basé sur la technique et la précision que sur l’explosivité pure, pourrait bien vieillir favorablement. S’il continue d’être productif en NBA, ignorer sa candidature serait difficile.
Pour l’instant, Durant ne parle pas d’adieu, mais d’opportunité. Il veut mériter sa place, pas l’obtenir par statut. Et si son niveau reste à la hauteur, il pourrait bien prolonger une histoire déjà exceptionnelle avec le maillot américain.
