Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Cade Cunningham réalise la meilleure saison de sa jeune carrière et a replacé Detroit au sommet de la conférence Est. Le meneur enchaîne les performances complètes et s’impose comme un sérieux candidat au MVP. Son explosion récente face aux Knicks a particulièrement marqué les esprits.
Avec 42 points, 13 passes et 8 rebonds au Madison Square Garden, Cunningham a envoyé un message fort. Il tourne cette saison à plus de 25 points et près de 10 passes de moyenne, tout en affichant une régularité précieuse dans la course au trophée individuel. Grâce à la règle des 65 matchs minimum, sa disponibilité lui donne un avantage sur certains concurrents. Nikola Jokic, Shai Gilgeous-Alexander ou Victor Wembanyama ont tous manqué davantage de rencontres.
Draymond Green n’a pas hésité à s’enflammer sur son podcast. « Je pense juste que Cade est incroyable. Il est prêt à passer au niveau supérieur. Il a son équipe numéro un à l’Est. Il est revenu du All-Star break avec un 42-9 au Garden, en dominant les Knicks », a-t-il déclaré avant d’en rajouter : « Cade Cunningham possède les New York Knicks ». Une formule choc, fidèle au style de l’intérieur des Warriors.
Une déclaration forte… mais prématurée ?
La sortie de Green surprend pourtant dans le contexte global de la saison. Les Knicks ont eux aussi battu Detroit cette année, et la rivalité ne se résume pas à un match spectaculaire en saison régulière. En NBA, ce genre de hiérarchie se décide généralement en playoffs, quand la pression monte d’un cran. Draymond, quadruple champion, sait mieux que quiconque que la vérité se révèle au printemps.
Cela n’enlève rien à l’impact de Cunningham. Green a d’ailleurs poursuivi ses éloges : « Il rend tout le monde meilleur. Il marque, il est tellement posé. On ne peut pas l’accélérer. C’est un plaisir à regarder, la façon dont il a relancé le basket à Detroit est incroyable ». L’évolution du meneur est indéniable et son leadership saute aux yeux.
Le contexte médiatique joue aussi en sa faveur. Une signature shoe Nike prévue dans les prochains mois et une équipe en tête de conférence créent une dynamique parfaite. Green l’a souligné : « Quel timing parfait pour devenir le joueur qu’il est en train de devenir, avec une chaussure Nike qui arrive dans les 8 à 12 prochains mois ». Le symbole est fort pour un joueur qui assume son statut.
Mais déclarer qu’un joueur “possède” une franchise adverse reste excessif tant qu’une série de playoffs ne l’a pas confirmé. Les Knicks restent des prétendants sérieux à l’Est et auront leur mot à dire. L’histoire de la ligue regorge d’exemples où la saison régulière a été trompeuse. Draymond, avec son vécu des grandes batailles printanières, le sait parfaitement.
