NBA – Un grand absent qui fait scandale pour le MVP ?

NBA Jaylen Brown aux Celtics
NBA (DR)

Par Rédaction | Sport

Jaylen Brown réalise l’une des meilleures saisons de sa carrière, pourtant son nom reste discret dans la course au MVP. Malgré un rôle de leader assumé à Boston en l’absence de Jayson Tatum, l’ailier ne figure pas parmi les favoris. Pour Chris Broussard, cette situation s’explique par une dépendance excessive aux statistiques avancées.

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Boston affiche l’un des meilleurs bilans de la conférence Est, et Brown tourne autour des 30 points de moyenne tout en augmentant son impact au rebond et à la création. Dans un contexte où beaucoup doutaient des Celtics sans Tatum, il a porté l’équipe avec constance. Pourtant, dans plusieurs sondages médiatiques, il apparaît loin derrière les têtes d’affiche habituelles.

Selon Broussard, le problème est clair. « Je pense que beaucoup de votants sont devenus esclaves des statistiques avancées. Son PER est le 15e de la ligue – 22,3 – ce qui n’est pas si élevé pour une star. Alors beaucoup regardent ça et disent : “Ah, il ne peut pas être MVP avec un PER aussi bas, surtout quand d’autres candidats ont des PER énormes.” Je pense que c’est un gros problème pour lui », a-t-il expliqué. Pour lui, l’analyse froide des chiffres prend le pas sur l’impact global.

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Le débat autour du PER et des critères MVP

Le PER, créé par John Hollinger, vise à résumer la production statistique d’un joueur en un seul chiffre. La moyenne est fixée à 15, un niveau All-Star dépasse généralement 20, et les saisons MVP flirtent souvent avec 25 ou plus. Brown, avec un PER supérieur à 22, reste performant, mais il est devancé par des candidats comme Nikola Jokic ou Shai Gilgeous-Alexander, dont les indicateurs explosent les standards.



LeBron James s’est lui aussi étonné du manque de reconnaissance autour de Brown. « Cette histoire de MVP, je ne comprends pas pourquoi son nom n’est pas plus mentionné. Personne ne leur donnait une chance au début de saison. Il tourne à quoi, 30 points ? Juste en dessous ? C’est parfois un concours de popularité. Honnêtement, je ne comprends plus les critères du MVP. J’ai arrêté de m’en soucier depuis longtemps », a-t-il confié après une défaite contre Boston.

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Au fond, la question dépasse le seul cas Brown. Le MVP récompense-t-il la meilleure ligne statistique, le joueur le plus dominant ou celui qui transforme réellement son équipe ? Les statistiques avancées apportent un éclairage précieux, mais elles ne capturent pas toujours le contexte, la pression ou le leadership.

Jaylen Brown, lui, continue d’empiler les performances sans entrer dans les débats. Si Boston maintient son rythme et que son influence reste aussi visible, la discussion pourrait évoluer. En attendant, le débat entre chiffres et perception continue d’alimenter la course au trophée le plus convoité de la saison régulière.

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