Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
À 63 ans, Lio n’a rien perdu de sa franchise. L’icône pop des années 1980, toujours aussi engagée et présente dans le paysage médiatique, a récemment levé le voile sur un sujet plus intime : sa retraite. Et ses révélations ont de quoi surprendre. Derrière les projecteurs et les souvenirs de tubes incontournables, la réalité financière semble bien plus fragile qu’on ne l’imagine…
Figure majeure de la chanson pop française, Lio, de son vrai nom Vanda Maria Ribeiro Furtado Tavares de Vasconcelos, a marqué toute une génération avec des titres devenus cultes comme Banana Split ou Les brunes comptent pas pour des prunes. Révélée à la fin des années 1970, l’artiste a traversé les décennies en cultivant son image rebelle et son franc-parler, tout en multipliant les projets artistiques et les prises de position. Mais aujourd’hui, c’est un tout autre combat qu’elle évoque : celui de l’après-carrière et d’une retraite qu’elle juge incompréhensible.
Toujours active, celle qui a commencé à travailler très jeune pensait pouvoir envisager l’avenir avec une certaine sérénité. Pourtant, la réalité administrative l’a rattrapée. Invitée à faire le point sur sa situation, la chanteuse a découvert un montant bien éloigné de ce qu’elle imaginait après plus de quatre décennies de carrière Au micro de Mesdames Médias, Lio confiait ainsi :
« Je ne peux pas prendre ma retraite. D’abord, je ne comprends même pas comment on calcule tout ça. En plus, j’ai commencé à travailler à 17 ans, déclarée, tout ça, et quand j’ai demandé à Info-Retraite où en est ma retraite, c’est dramatique, c’est 980 euros par mois. Donc j’espère qu’il y a un loup et que je vais le trouver »
Un chiffre qui laisse songeur au regard de la notoriété de l’interprète de Banana Split. Pour beaucoup, son succès populaire et sa longévité artistique semblaient aller de pair avec une certaine stabilité financière. La réalité décrite par la sexagénaire met en lumière la complexité du système de retraite français, en particulier pour les artistes aux carrières morcelées, souvent composées de contrats variés et de périodes irrégulières.
Loin de se résigner, la chanteuse garde toutefois son tempérament combatif. Habituée à défendre des causes sociales et féministes, Lio aborde cette nouvelle épreuve avec la même détermination. Son témoignage rappelle que derrière les paillettes et les refrains entêtants, la condition d’artiste peut aussi rimer avec incertitude, même après des décennies passées sous les feux de la rampe.
