Par Rédaction | Sport
Avant le début de saison, beaucoup imaginaient Boston en transition. Sans Jayson Tatum, victime d’une grave blessure au tendon d’Achille, et avec plusieurs cadres partis, l’idée d’une année de reconstruction semblait logique. Pourtant, les Celtics sont solidement installés dans le haut de la Conférence Est, et Kendrick Perkins estime qu’un homme explique ce revirement : Jaylen Brown.
Privée de sa superstar habituelle, la franchise aurait pu lever le pied et préparer l’avenir. Jaylen Brown a choisi l’option inverse. Il a augmenté son volume offensif, assumé le leadership du vestiaire et donné de la crédibilité à des joueurs moins médiatisés, transformant un effectif remanié en collectif compétitif. De quoi donner espoir aux supporters.
Perkins n’a pas hésité à placer le joueur au centre du débat MVP. « Laissez-moi prendre un moment pour donner à Jaylen Brown les fleurs qu’il mérite et expliquer pourquoi il devrait mener la course au MVP », a-t-il lancé. Il a poursuivi : « Jaylen Brown est le meilleur joueur two-way du basket aujourd’hui. Aucun autre joueur ne fait ce qu’il fait. »
Un impact qui rappelle les grandes saisons solitaires
Brown affiche des moyennes proches des 30 points, tout en restant l’un des défenseurs les plus efficaces à son poste. Selon Perkins, c’est cette double influence qui change tout. « Il est dans le top cinq au scoring. Il est dans le top cinq en défense et au pourcentage adverse », a-t-il insisté, soulignant l’équilibre rare entre production et engagement défensif.
L’analyste a même comparé la situation actuelle à celle de Russell Westbrook après le départ de Kevin Durant. « Tout le monde pensait qu’ils allaient être morts », a rappelé Perkins à propos d’Oklahoma City. Il a ajouté : « Russell Westbrook a dit : “Attendez, je vais sortir et tourner à 30 points en triple-double. Je vais garder cette organisation pertinente.” »
Pour Perkins, Brown fait encore plus impressionnant. « C’est Jaylen Brown multiplié par dix », a-t-il affirmé, avant de conclure : « Le fait qu’ils soient deuxièmes et considérés comme de vrais prétendants au titre — et la manière dont il a embarqué tout le monde — ils croient en ça. »
Le débat pour le trophée MVP reste ouvert, mais l’argument avancé est clair : la valeur ne se limite pas aux statistiques brutes. Maintenir une équipe compétitive quand tout le monde la voyait sombrer pèse lourd dans la balance. Si Boston continue sur ce rythme, la candidature de Jaylen Brown pourrait devenir impossible à ignorer.
