Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Alors que la course aux playoffs s’intensifie, certaines équipes s’installent naturellement dans le rôle de favorites. Pourtant, pour Reggie Miller, un prétendant majeur reste sous-estimé à l’Est. Malgré l’absence prolongée de Jayson Tatum, Boston continue d’empiler les victoires et d’afficher une solidité qui force le respect.
Beaucoup imaginaient une saison de transition après la grave blessure de Tatum et plusieurs départs importants durant l’intersaison. Or, les Celtics occupent toujours le haut du classement et présentent l’un des bilans les plus solides de la conférence. Cette constance intrigue les observateurs, mais pour Miller, elle ne doit rien au hasard.
Invité du “Dan Patrick Show”, l’ancienne légende des Pacers n’a pas hésité. « Je vais vous dire une chose : avec ou sans Tatum, même s’il ne revient pas, les Celtics sont l’équipe la plus effrayante de la Conférence Est », a-t-il affirmé. Il a poursuivi : « Il n’y a aucune attente autour d’eux, parce que tout le monde pensait que ce serait une année de transition sans Tatum. Et la manière dont Jaylen Brown joue… son nom devrait clairement être dans la discussion pour le MVP. »
Jaylen Brown a changé la perception
Depuis le début de la saison, Jaylen Brown a pris les commandes avec une constance impressionnante. Il assume le volume offensif, défend sur les meilleurs extérieurs adverses et impose un leadership vocal qui n’était pas toujours associé à lui auparavant. Ses performances ont transformé ce qui devait être une année d’ajustement en campagne crédible vers le très haut niveau.
Autour de lui, Joe Mazzulla a su maintenir une structure claire. Derrick White et Payton Pritchard apportent stabilité et adresse, tandis que le collectif défensif reste discipliné. Cette cohésion explique pourquoi Boston reste compétitif face aux meilleures équipes, même sans sa première option habituelle. Miller insiste d’ailleurs sur ce point : « Je le dis aux gens… faites attention à Boston. » Il ajoute : « Et si Tatum revient, la transition sera fluide. » Pour lui, le retour de la star ne perturbera pas l’équilibre actuel, il l’amplifiera.
La grande question concerne désormais le calendrier du retour de Tatum. Les signaux sont encourageants et la perspective de le revoir avant ou pendant les playoffs nourrit les spéculations. Certains craignent qu’un retour tardif casse le rythme construit sans lui, mais Miller ne partage pas cette inquiétude.
Selon lui, Tatum a observé l’évolution du groupe, comprend les dynamiques en place et saura s’intégrer sans forcer les choses. Son talent naturel, combiné à la confiance engrangée par Brown et le reste du groupe, pourrait offrir à Boston une dimension supplémentaire au moment le plus important.
