NBA – Les États-Unis bientôt dépassés ? Kevin Durant s’agace : « C’est une attaque contre…

Kevin Durant, nouvelle star des Houston Rockets
NBA (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

Le débat enfle depuis plusieurs saisons : le reste du monde a-t-il rattrapé, voire dépassé les États-Unis en basketball ? Entre la série de MVP remportés par des joueurs internationaux et l’essor des talents européens, la question revient sans cesse. Kevin Durant, lui, refuse catégoriquement cette lecture.

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Historiquement, la NBA et les grandes compétitions internationales ont été dominées par les Américains. Pourtant, la montée en puissance de joueurs comme Nikola Jokic, Luka Doncic ou Victor Wembanyama nourrit l’idée d’un basculement progressif. Les échecs récents au Mondial FIBA ont également alimenté cette narration.

Durant a vivement réagi à cette tendance. « Tout ce que j’entends, c’est : “l’AAU détruit le jeu”, “les Européens font ça mieux, les Américains mal”. C’est beaucoup de conneries », a-t-il déclaré. Il a poursuivi sans détour : « Je sais lire entre les lignes, c’est une attaque contre les Afro-Américains. On contrôle ce sport, ils sont fatigués qu’on le contrôle. “La France arrive pour vous.” Vraiment ? On les a giflés. »

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Une domination encore bien réelle

Pour KD, les faits parlent d’eux-mêmes. Team USA reste invaincue aux Jeux olympiques depuis plusieurs éditions et continue d’aligner une profondeur de talent inégalée. À Paris en 2024, malgré une concurrence plus structurée que jamais, les Américains ont encore trouvé les ressources pour s’imposer dans les moments décisifs.



Certes, la victoire n’a pas été aussi écrasante qu’à d’autres époques. LeBron James, Stephen Curry et Joel Embiid ont dû élever leur niveau pour sécuriser la médaille d’or, notamment face à la Serbie de Jokic puis à la France de Wembanyama. Mais au bout du compte, le trophée est resté américain.

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Durant ne se contente pas de défendre le passé, il regarde aussi vers l’avenir. « Bien sûr que je veux jouer », a-t-il affirmé à propos d’une éventuelle nouvelle participation. « J’aimerais, mais je dois rester au top. Je veux mériter ma place, pas juste être là par ancienneté. Je veux prouver que je peux encore aider l’équipe à gagner. Aujourd’hui, oui, je mettrais mon nom dans le chapeau. »

La véritable réponse viendra probablement lors des Jeux de 2028 à Los Angeles. Sur leur sol, les États-Unis auront l’occasion de confirmer leur suprématie ou de voir la hiérarchie basculer. Pour Kevin Durant, en tout cas, le message est clair : tant que les résultats sont là, parler de perte de contrôle relève davantage du récit que de la réalité.

Conférence Ouest Houston Rockets Kevin Durant NBA 24/24