Toujours franco, Gérard Lanvin cash sur Belmondo dans la vraie vie : « J’ai passé du temps avec, il était…

Jean-Paul Belmondo et Gérard Lanvin
INA (DR) / Sens Critique (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Jamais connu pour sa langue de bois, Gérard Lanvin n’a jamais cherché à lisser ses propos. À 74 ans, l’acteur continue de livrer une parole directe sur son métier, la notoriété et ceux qui l’ont marqué. Parmi eux, un monument du cinéma français occupe une place à part. Un regard sincère, loin des mythes figés.

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Figure très connue du cinéma français, Gérard Lanvin s’est bâti une carrière singulière, entre rôles populaires et personnages plus rugueux. Révélé au grand public dans les années 1980, notamment grâce au film Marche à l’ombre, l’acteur n’a jamais renié son attachement au public. Souvent décrit comme grande gueule, il revendique surtout une forme d’honnêteté brute, nourrie par ses rencontres et son expérience du succès.

Parmi les figures qui ont compté dans son parcours, Jean-Paul Belmondo occupe une place particulière. Gérard Lanvin n’a jamais caché son admiration pour celui que le grand public surnommait Bébel. Un homme qu’il a côtoyé de près, bien au-delà de l’image du héros de cinéma, et qui incarnait selon lui une relation exemplaire à la célébrité.

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Dans un entretien accordé en 2022 au magazine Le Point, l’interprète de personnages souvent cash expliquait d’abord son propre rapport à la popularité, avant de citer spontanément Jean-Paul Belmondo comme modèle. Gérard Lanvin déclarait alors :

« La célébrité, faut accepter qu’elle suppose quelques contraintes et des obligations de comportement avec le public. Beaucoup de gens vous abordent dans la rue par gentillesse. Moi, je me promène sans problème. Ils me disent : “Salut Gérard !” Et on fait un selfie. J’ai la chance d’être populaire. Jean-Paul Belmondo que j’aimais beaucoup et avec lequel j’ai passé pas mal de temps, est un exemple pour moi : spontané, naturel, pas compliqué. Les gens venaient naturellement vers lui et il était adorable avec eux. Et il fallait pas mal de courage pour se montrer diminué après avoir incarné les héros invincibles.”

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Un hommage appuyé à celui qui fut longtemps l’incarnation du cinéma populaire français. Pour Gérard Lanvin, le courage de Jean-Paul Belmondo ne résidait pas seulement dans ses cascades ou ses rôles iconiques, mais aussi dans sa capacité à rester accessible, y compris lorsque la maladie l’a fragilisé aux yeux du public.

Dans le même entretien, l’acteur a également tenu à balayer l’étiquette de nostalgique souvent accolée à son nom. S’il revendique son admiration pour les grandes figures du passé, Gérard Lanvin se montre tout aussi attentif à la nouvelle génération. Il évoquait notamment Artus, avec qui il partage l’affiche du film J’adore ce que vous faites, qu’il saluait sans réserve :

« Sa jeunesse, sa vitalité, son art de l’improvisation. C’est un phénomène, un mec heureux qui dispense beaucoup de bonheur autour de lui. Il représente les plus jeunes. C’est un duo générationnel. On s’est très bien entendus. »

Entre admiration pour Jean-Paul Belmondo et respect affiché pour les talents émergents, Gérard Lanvin trace une ligne claire. Celle d’un acteur attaché à la sincérité, au lien avec le public et à la transmission, fidèle à une certaine idée du cinéma et des rapports humains. Une constance rare, à l’image d’un homme resté droit dans ses bottes.

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