Par Rédaction | Sport
Nikola Jokic sait mieux que quiconque que rien ne dure éternellement, pas même une ère dominée par un triple MVP. Depuis plusieurs années, le pivot de Denver porte la Serbie sur ses épaules, que ce soit en NBA ou en compétition internationale. Mais même au sommet de sa carrière, il pense déjà à l’après.
La Serbie reste une terre fertile pour le basket européen. De nouvelles générations émergent, certaines déjà présentes en NBA, d’autres encore en développement. Pourtant, lorsqu’on lui a demandé qui pourrait incarner l’avenir du pays, Nikola Jokic n’a pas hésité une seconde. La prochaine génération arrive déjà.
Après la victoire convaincante des Nuggets face aux Celtics, il a cité le jeune meneur du Thunder, Nikola Topic. « C’est un très bon gars, très talentueux », a-t-il affirmé calmement. Puis il a ajouté une phrase lourde de sens : « Je sais qu’il est le futur du basket serbe. »
Une projection basée sur plus que les chiffres
À première vue, les statistiques de Topic ne sautent pas aux yeux. Sélectionné au premier tour en 2024, il a vu sa saison rookie bouleversée par une grave blessure au genou. Comme si cela ne suffisait pas, un diagnostic de cancer est venu interrompre son retour, repoussant encore ses débuts réels en NBA.
Son premier match officiel n’a eu lieu que le 12 février, après des mois de rééducation et de traitements. Depuis, ses moyennes restent modestes, autour de quelques points et passes en moins de vingt minutes par rencontre. Mais Jokic semble regarder bien au-delà de la feuille de statistiques.
Le pivot des Nuggets a d’ailleurs souligné l’essentiel. « C’est bien qu’il se batte contre quelque chose de probablement plus important… et qu’il ait gagné », a-t-il expliqué à propos de son combat contre la maladie. Puis, en évoquant leur future confrontation, il a glissé : « J’espère le voir demain. » Derrière ces mots, on perçoit un respect sincère et une forme de transmission symbolique.
La Serbie compte aujourd’hui plusieurs joueurs NBA, comme Nikola Jovic ou Bogdan Bogdanovic, mais aucun n’a encore pris le relais médiatique et sportif de Jokic. À 31 ans, le leader de Denver reste au sommet, mais il sait que la relève doit être préparée. Ce choix précoce peut sembler audacieux. Topic n’a pas encore l’expérience ni le palmarès pour porter une telle étiquette. Pourtant, Jokic voit quelque chose — peut-être la vision du jeu, peut-être la maturité acquise dans l’épreuve — qui dépasse les chiffres actuels.
